Genève

À Lancy, trois villas réinterprètent la maison individuelle en milieu urbain

Journaliste et rédactrice en chef adjointe chez immobilier.ch
Published on 11/09/2026

À quelques minutes de Pont-Rouge et du PAV, trois villas mitoyennes vont prendre place au chemin Henri-Wissner. Baptisé «Une Oasis à Lancy», ce projet résidentiel fait le pari d’une architecture contemporaine où terrasses en toiture et jardins d’hiver occupent une place centrale.

 «Une Oasis à Lancy» fait le pari d’une architecture contemporaine
«Une Oasis à Lancy» fait le pari d’une architecture contemporaine - l’Atelier 3A
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À Lancy (GE), le paysage urbain change rapidement. Mais à quelques minutes des grands développements de Pont-Rouge et du PAV, c’est un projet d’une tout autre échelle qui doit sortir de terre. Au chemin Henri-Wissner, «Une Oasis à Lancy» ne comptera ni immeuble ni dizaines d’appartements. Le programme se limite à trois villas mitoyennes, toutes certifiées THPE (Très Haute Performance Énergétique). Une petite opération résidentielle qui cherche ainsi à concilier la maison individuelle avec un environnement désormais étroitement connecté aux nouveaux pôles urbains genevois.

Ici, l’architecture constitue le point de départ du projet. Confiée à l’Atelier 3A, la conception repose sur des lignes contemporaines, des volumes généreux et une relation étroite entre le bâti et la végétation. Les matériaux ont été sélectionnés en tenant compte de leur durabilité et de leur intégration dans l’environnement, avec une attention portée aux matériaux locaux et aux méthodes de construction écologiques. Mais la particularité du programme apparaît surtout lorsqu’on regarde les maisons en coupe plutôt qu’en façade.

Le toit devient une pièce de la maison

Les trois villas sont organisées sur un rez-de-chaussée et deux étages. Et tout en haut, plutôt qu’une simple toiture, chacune accueille un espace de vie supplémentaire. Un jardin d’hiver chauffé y dialogue avec une terrasse entourée de plantations. Des bacs végétalisés intégrés en toiture doivent créer une forme de jardin suspendu, avec des vues dégagées sur plusieurs orientations. Selon les villas, ces espaces en attique et jardins d’hiver représentent 44, 54 ou 47 m².

Les trois logements partagent plusieurs caractéristiques mais leur organisation intérieure n’est toutefois pas identiquediaporama
Les trois logements partagent plusieurs caractéristiques mais leur organisation intérieure n’est toutefois pas identique - Copyright (c) l'Atelier 3A

Cette présence de la végétation se poursuit au niveau du sol. Chaque maison dispose de son propre jardin, mais les proportions varient fortement d’un lot à l’autre: 33 m² pour la villa A, 59 m² pour la villa B et surtout 532 m² pour la villa C. Cette dernière se rapproche ainsi davantage de la maison avec grand jardin, tout en restant intégrée au même ensemble architectural.

Trois villas, trois manières d'habiter

 Sur le papier, les trois logements partagent plusieurs caractéristiques: six pièces, quatre chambres, trois salles de bains et deux places de stationnement (dont une couverte), auxquelles s’ajoutent une place moto et une cave. Leur organisation intérieure n’est toutefois pas identique.

La villa Adiaporama
La villa A

La villa A affiche une surface brute de 200 m² et une surface pondérée de 223 m². Son rez-de-chaussée accueille notamment un studio indépendant, qui peut fonctionner comme espace pour des invités ou comme pièce autonome. À l’étage se trouvent la cuisine ouverte sur le séjour et l’espace repas, une loggia de 8 m², ainsi que la suite parentale, deux chambres supplémentaires, une salle de bains et une buanderie. L’attique et son jardin d’hiver représentent 44 m², tandis que le jardin mesure 33 m². Son prix de vente est fixé à 3'190'000 francs.

La villa Bdiaporama
La villa B

La villa B, proposée à 2'990'000 francs, développe 193 m² de surface brute et 223 m² de surface pondérée. Son rez-de-chaussée accueille trois chambres donnant sur le jardin privatif, dont une suite parentale avec dressing et salle de bains. L’espace de jour est installé au niveau supérieur, autour de la cuisine, du séjour, de l’espace repas et d’une loggia de 8 m². Une quatrième chambre complète cet étage. Son jardin atteint 59 m² et l’ensemble formé par l’attique et le jardin d’hiver 54 m². Son exposition est annoncée à l’est, au sud et à l’ouest.

La villa Cdiaporama
La villa C

La villa C quant à elle change d’échelle. Avec 230 m² de surface brute et 330 m² de surface pondérée, elle dispose surtout d’un jardin privatif arboré de 532 m². Le séjour et la cuisine ouverte occupent le rez-de-chaussée et se prolongent vers une terrasse de 12 m² puis vers le jardin. Les quatre chambres sont regroupées à l’étage, dont une suite parentale avec dressing et salle de douche. Au dernier niveau, l’attique et le jardin d’hiver totalisent 47 m². Exposée à l’est, au sud et à l’ouest, celle-ci est commercialisée à 3'750'000 francs.

La géothermie sous les villas, le solaire sur les toits

L’architecture n’est cependant qu’une partie du projet. Sous et sur les bâtiments se joue un autre aspect de leur conception. Comme précisé, les trois villas répondent au standard THPE. Le chauffage sera ainsi assuré par une pompe à chaleur reliée à des sondes géothermiques, complétée par des panneaux solaires thermiques. Chaque maison sera également équipée de panneaux photovoltaïques destinés à produire de l’énergie renouvelable.

Le choix des matériaux s’inscrit dans la même logique. Le projet annonce le recours à des matériaux sélectionnés pour leur efficience et leur durabilité, en privilégiant notamment des solutions locales et des méthodes constructives écologiques. La combinaison est intéressante: alors que les terrasses végétalisées et jardins d’hiver donnent au projet son expression architecturale la plus visible, une partie de son fonctionnement énergétique repose au contraire sur des équipements largement invisibles une fois les maisons achevées. 

À deux kilomètres de Pont-Rouge et du PAV

Reste la question de l'emplacement. Et elle n'est pas anodine. Le chemin Henri-Wissner se trouve dans un secteur résidentiel de Lancy, mais à faible distance des transformations urbaines qui redessinent cette partie du canton. Le quartier de Pont-Rouge et le PAV (Praille-Acacias-Vernets) se situeront à environ 2 kilomètres du projet, tout comme le centre commercial de La Praille. Les commerces les plus proches se trouveront à 200 mètres, tandis que les transports publics seront à distance de 300 et 500 mètres.

Le chemin Henri-Wissner se trouve dans un secteur résidentiel de Lancydiaporama
Le chemin Henri-Wissner se trouve dans un secteur résidentiel de Lancy - Copyright (c) l'Atelier 3A

Pour les familles, les crèches sont indiquées dans un rayon de 1 à 3 kilomètres, les écoles primaires de 1 à 2 kilomètres et les établissements secondaires et cycles d’orientation de 2 à 3 kilomètres. Des parcs et espaces verts sont accessibles à environ 1 kilomètre. Cette situation place les trois maisons dans une forme d’entre-deux caractéristique de certains secteurs de Lancy: suffisamment proches des infrastructures urbaines et des nouveaux quartiers pour en bénéficier, tout en conservant une échelle résidentielle beaucoup plus réduite.

Une taille humaine dans un territoire qui se densifie

 La maîtrise d’ouvrage est assurée par Beaver Real Estate Wissner SA, tandis que la commercialisation revient à Beaver Immobilier SA. Autour de l’Atelier 3A pour l’architecture, l’équipe de mandataires comprend également ESM Ingénierie pour l’ingénierie civile, Pillet SA pour l’ingénierie CV, Heimberg & Cie SA pour la géométrie et Jacquet SA pour le paysage.

Le début des travaux est prévu dans le courant de 2026diaporama
Le début des travaux est prévu dans le courant de 2026 - Copyright (c) l'Atelier 3A

La commercialisation a commencé en avril dernier. Le début des travaux est prévu dans le courant de 2026, avec une durée de réalisation annoncée de 18 mois. Dans un territoire où la densification transforme progressivement la manière d’habiter, le projet conservera ainsi les attributs traditionnellement associés à la maison (plusieurs orientations, jardin privatif, indépendance des espaces et rapport direct avec l’extérieur) tout en les faisant entrer dans une architecture mitoyenne plus compacte.

Et avec ses jardins qui commencent au rez-de-chaussée pour réapparaître jusque sur les toits, le projet tente finalement de résoudre une équation devenue familière autour de Genève: construire davantage, sans renoncer complètement à l’idée d’habiter dehors.

(Cet article est un publireportage)