Beezi

Des espaces de travail nouvelle génération

La directrice de Stoneweg Diana Oblak entend développer la marque Beezi dans toute la Suisse en créant un réseau d’espaces industriels nouvelle génération.

Le concept est simple : garantir des espaces partagés ainsi que des services mutualisés et digitalisés aux industriels.
Le concept est simple : garantir des espaces partagés ainsi que des services mutualisés et digitalisés aux industriels.
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Plus de 100 millions de francs seront investis sur trois ans pour développer le concept Beezi en Suisse. De quoi s’agit-il? D’espaces industriels et artisanaux qui se veulent différents car axés sur le bien-être des employés. Inauguré en septembre dernier à Tolochenaz, le premier Beezi offre de nombreux avantages tels que la mutualisation de bureaux, de salles de réunion et d’espaces conviviaux.

Le coût de la location de bureaux ou d’espaces de travail dans le Beezi de Tolochenaz se situe entre 220 et 240 francs par m2.diaporama
Le coût de la location de bureaux ou d’espaces de travail dans le Beezi de Tolochenaz se situe entre 220 et 240 francs par m2.

Le bâtiment offre, ainsi, sur 1000 m2 de surface, un food hub, un fitness ou encore une grande cour à ciel ouvert parsemée d’arbres et de bancs en bois. La verdure permettrait en effet de stimuler la créativité et de diminuer le stress des employés. Une plateforme digitale est, par ailleurs, proposée aux utilisateurs pour gérer et faciliter la vie dans le centre. «Notre objectif est d’améliorer la qualité de vie au travail et d’offrir un meilleur rendement aux entreprises», explique Diana Oblak, directrice pour la Suisse de Stoneweg. Cette société d’investissement immobilier créée en 2015 s’est associée en 2018 avec la société de gestion indépendante Decalia afin de lancer Varia Swiss Realtech Properties (VSRP), un véhicule qui investit dans des structures logistiques, industrielles, artisanales et médicales en Suisse. Un nouveau projet Beezi est en cours de construction à Meyrin (GE) et trois autres sont en discussion dans les cantons d’Argovie, de Thurgovie et de Berne. «Offrir des espaces de travail agréables et conviviaux est absolument nécessaire dans le monde qui évolue, poursuit Diana Oblak. La moitié des surfaces industrielles
en Suisse ont plus de 40 ans. Il y a une vraie urgence à améliorer ces espaces pour attirer et satisfaire la nouvelle génération.»

Diana Oblak, directrice de Stoneweg.diaporama
Diana Oblak, directrice de Stoneweg.

Diana Oblak

Née en Autriche de parents slovènes, Diana Oblak a vécu durant son enfance aux Caraïbes, en Croatie, mais en majeure partie en Autriche, lui permettant de développer ses compétences linguistiques (elle parle six langues). Elle décide de poursuivre sa scolarité à l’Ecole hôtelière de Lausanne qu’elle terminera en 2012. Après des stages au Four Seasons Hôtel des Bergues à Genève puis chez Unilever à Londres, elle lance sa première entreprise de courtage en immobilier alors qu’elle n’a que 21 ans. Durant quatre années, elle gère des «deals» de biens commerciaux en Suisse, en Allemagne, en Espagne et en Croatie. Elle décide, par la suite, de faire un master en finance et immobilier à Londres. Diana poursuit sa carrière chez Procimmo, une société d’asset management située à Lausanne, avec des bureaux à Genève et à Zurich. «J’ai lancé le premier véhicule immobilier pour eux en Allemagne.» En 2018, elle rencontre Jean Golinelli, un des fondateurs de Stoneweg, avec Jaume Sabater et Joaquin Castellvi, qui l’engage. «Quand je suis arrivée, le portefeuille comptait deux bâtiments d’une valeur approximative de 60 millions de francs.

Aujourd’hui, le véhicule Varia a une valorisation de plus de 400 millions de francs et 500 millions en développement dans le pipeline. J’ai dû mener la stratégie de l’entreprise qui consistait à trouver des biens industriels et logistiques. Nous avons aussi acheté deux cliniques.» En 2020, Diana reprend la direction de Stoneweg pour la Suisse, à peine âgée de 30 ans. «Je suis passionnée par ce que je fais et suis aussi très ambitieuse, s’amuse à dire cette grande sportive qui pratique du RPM (biking), de la course à pied, de la boxe et surtout le saut en parachute. Mon rôle, c’est d’aller chercher de bonnes opportunités. Nous recevons chaque année de nombreuses propositions provenant de courtiers. Nos critères sont : le lieu, la demande, la rentabilité et surtout le potentiel de création de valeur ajoutée des bâtiments.» L’autre challenge de la société: la durabilité. «Notre premier Beezi est doté de capteurs qui tracent les données environnementales telles que les émissions de CO2 et la consommation d’électricité. Ils permettent de gérer le chauffage individuellement et de faire baisser la facture d’énergie.»