Edito du Magazine de mai 2022

Qu’on le veuille ou non, les ressources de notre planète sont limitées. Et si la difficulté à fournir de l’eau à toutes et à tous devrait être la première des priorités, on ne peut nier pour autant que le climat se dérègle, avec à la clé un réchauffement incontestable.

Serge Guertchakoff, rédacteur en chef.
Serge Guertchakoff, rédacteur en chef.
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De là à adopter des règlements d’application sur l’énergie quasi- «révolutionnaire», il y a un pas des plus téméraires que le Conseil d’Etat genevois vient de franchir. Un aspect qui ne semble pas avoir été pris en compte avec cette décision est la question du financement des travaux rendus obligatoires pour les propriétaires. Selon une étude de la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève, ce nouveau règlement représente des investissements de l’ordre de 1,3 millions de francs pour un immeuble de 10 appartements. Vu l’intérêt commun à diminuer drastiquement la consommation énergétique des bâtiments, il paraîtrait évident que les pouvoirs publics devraient aussi faire un effort en permettant aux ménages concernés de déduire quasiment entièrement le montant des travaux en question. Il n’y a plus qu’à espérer que les autorités vaudoises, entre autres, s’inspireront de leurs collègues genevois mais en intégrant un réel volet fiscal. Aujourd’hui, nous avons le sentiment désagréable que l’Etat perçoit les propriétaires d’un bien immobilier comme des gens fortunés, taxables à souhait. Or, on ne résoudra pas la question du réchauffement climatique en bloquant le trafic individuel et en tondant la classe moyenne!