Etude

L'impact du Covid: 10% de la demande passée à la trappe

La société SPGI vient d'organiser son premier séminaire sur le marché immobilier de bureaux à Genève et Lausanne, avec en sus Bertrand Piccard venu inciter les professionnels de l'immobilier à être les acteurs de notre futur.

Le top 5 des transactions dans le canton de Vaud entre 2018 et 2022
Le top 5 des transactions dans le canton de Vaud entre 2018 et 2022 - SPGI
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Il y avait foule au Royal Savoy le 7 juin à Lausanne pour ce premier séminaire «Blue point» organisé par les équipes de Gregory Grobon, le CEO de la division «conseils aux investisseurs» du groupe SPG. Non seulement, ils ont pu assister à la présentation des chiffres relatifs aux cinq dernières années pour Genève et Lausanne (où le groupe a fêté les 10 ans de son bureau), mais ils ont pu entendre également l’explorateur Bertrand Piccard, dans un exercice qu’il maîtrise à la perfection.

Malus énergétique

Alors que le marché genevois connaît une légère baisse, celui de Lausanne est en dents de scie, tout en restant porteur. «Nous voyons un appétit grandissant pour ce canton. La législation y est moins contraignante, notamment», relève Sandra Andres, directrice commerciale et responsable investissements. «Nous constatons aussi que le malus énergétique est clairement là désormais». À Genève, après l’année exceptionnelle de 2021 (année qui a vu les transactions Pictet aux Acacias, à plus de 600 millions, et BNP Paribas qui a cédé son bâtiment principal à Safra Sarasin pour plus de 270 millions), on assiste à une baisse de 14% du volume total des transactions. Et en 2023? «Le niveau est extrêmement bas. On verra ce que nous réserve le deuxième semestre. Les grands absents actuellement sont les assureurs. Ils sont en train d’optimiser et/ou de vendre leurs portefeuilles». Concernant Lausanne, Bertrand Maag, directeur responsable évaluations & consulting, relève que «Lausanne se caractérise par une demande assez robuste. Malgré la taille du canton de Vaud, Lausanne représente 60% des demandes de bureaux du canton.»

Impact du Covid

D’après Bertrand Maag, «le Covid a eu un impact significatif puisque 10% de la demande en termes de surface est passée à la trappe. La demande est très variable en fonction des secteurs: l’hypercentre continue de bénéficier d’une demande très soutenue. On constate également une augmentation de la demande sur Renens-Prilly et Ecublens.» Pour Genève, c’est François Petit, responsable des locations dans le canton qui a constaté un effet de rattrapage post-Covid très soutenu, pour le centre-ville et le PAV-Pont-Rouge. En revanche, les zones de l’aéroport, des Nations et de Lancy souffrent.

Prêche pour l’innovation

Mais la star de l’événement était sans conteste l’explorateur Bertrand Piccard. «Il faut être capable de faire et de penser autrement de ce que l’on a appris». Et de citer divers exemples où ce n’est pas la technologie qui a permis d’avancer, mais le fait d’abandonner de vieilles certitudes. «Il y a à chaque fois des explorateurs qui cassent les règles. Pensons en termes d’évolution, pas en termes de statu quo». S’aidant de l’expérience vécue avec Solar Impulse, le Vaudois a tenté de stimuler les esprits: «Nous ne sommes pas les victimes de notre passé, nous pouvons être les acteurs de notre futur». Ne plaidant pas pour la décroissance, il préfère que les décideurs et les entrepreneurs œuvrent à moderniser notre monde. Avec sa fondation Solar Impulse, il a relevé le défi d’identifier plus de 1000 solutions «clean efficient profitable». Défi largement relevé puisqu’ils en sont à plus de 1500 solutions.