Assemblée générale

L'USPI se soucie de l'attractivité de Genève

Rédacteur en chef de immobilier.ch
Published on 19/06/2023

Le président de l'USPI Genève, Thierry de Haan, avait convié le directeur de la Fondation pour l'attractivité du canton de Genève, Arnaud Bürgin, à l'issue de son assemblée générale ordinaire.

Thierry de Haan a rappelé l'importance d'avoir de bonnes relations avec les représentants de l'Etat
Thierry de Haan a rappelé l'importance d'avoir de bonnes relations avec les représentants de l'Etat - USPI
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La plupart des patrons des régies genevoises membres de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier (USPI) Genève étaient présents le 8 juin dernier dans la salle de l’Athénée 4. Son président, Thierry de Haan a rappelé l’importance d’avoir de bonnes relations avec les représentants de l’Etat «pour parvenir à relever les défis énergétiques». N’oublions pas que l’USPI couvre 70% du patrimoine bâti genevois. «Il nous faut aussi changer nos méthodes de travail en y incorporant le réemploi des matériaux.» Parmi les autres rôles mentionnés devant quelques représentants de certains services étatiques: favoriser l’intégration au sein des nouveaux quartiers ; concilier la sauvegarde du patrimoine et l’efficience énergétique; ou encore les efforts en matière de formation.

L’impact des votations

Créée voici une année environ par quelques grandes sociétés genevoises (Ndlr. Firmenich, Rolex, Pictet, Caran d’Ache et MSC), la Fondation pour l’attractivité du canton de Genève (FLAG) entend se battre pour maintenir celle-ci. Son directeur, Arnaud Bürgin, a présenté une synthèse de l’étude comparative effectuée par l'institut d'économie appliquée CREA qui compare Genève à ses principaux concurrents suisses: Vaud, Zoug, Zurich et Bâle-Ville. Dévoilée début mai, cette étude montre que Genève a une dette publique nette par habitant (chiffres 2020) six fois plus élevée que Zurich, par exemple. «Cela s’explique par la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG) qui a coûté 5 milliards aux Genevoises et Genevois». Avec 57 fonctionnaires pour 1000 habitants, Genève est bien doté. Mais surtout ses fonctionnaires sont les mieux payés de Suisse: avec un salaire médian de 9500 francs, alors que dans le secteur privé, le salaire médian s’élève à 7000 francs. Et Arnaud Bürgin de rappeler que le 18 juin, les Genevois voteront sur la création de 1000 emplois dès que le taux de chômage dépasse 5%. «Autrement dit, cela va engendrer des dépenses de 140 millions de francs par année, ceci chaque année. Le second objectif de cette initiative est d’encourager la semaine de travail de 32h payée à 100%».

Fiscalité punitive

L’étude menée par le CREA montre aussi que Genève a les recettes fiscales les plus élevées. 15% des contribuables assurent 70% des recettes, contre 23% à Zurich et 27% dans le canton de Vaud. Avec l’initiative «Pour une contribution temporaire de solidarité sur les grandes fortunes», la gauche espère permettre à Genève d’engranger 200 millions de francs supplémentaires. Cependant, comme Arnaud Bürgin l’explique, «si les 10 plus gros contribuables privés quittent Genève, cela provoquera un manque à gagner de 227 millions. Pour compenser une telle perte, il faudrait 15’300 nouveaux contribuables moyens». Afin de rendre ces avalanches de données chiffrées compréhensibles, la FLAG a réalisé une vidéo qui a déjà été vue plus de 300 000 fois sur les réseaux sociaux. «Un entrepreneur genevois aujourd’hui paie déjà 10% de plus que son collègue vaudois. Si cette initiative passe, ce seront 25% de plus!» Autre élément intéressant: pour faire face à l’attractivité de Genève, il faut continuer d’investir massivement dans les infrastructures. «D’ici à 2050, il faudrait construire 65’000 logements de plus à Genève pour la classe moyenne». Bref, le constat est évident.