Prestige Immobilier de printemps est sorti

25 mai 2021 - Mille et une envies de nature Référence de l’immobilier haut de gamme en Suisse romande et en France voisine, le magazine Prestige Immobilier explore, dans son édition du printemps qui vient de paraître, tout ce qui fait l’actualité de notre monde: la maison à l’heure du soleil, le siècle vert qui arrive, les nouveau codes du jardin zen, les douceurs du lac de Genève…

Prestige Immobilier de printemps est sorti

On en sort peu à peu, jour après jour, millimètre par millimètre, mais la pandémie du coronavirus est encore bel et bien là, projetant toujours son ombre épaisse sur la vie qui peine à redémarrer. Même s’il est temps de passer enfin à autre chose, la crise sanitaire aura constitué un moment à part dans le monde entier et laissé des traces profondes et peut-être durables. Dans son éditorial du nouveau numéro de Prestige immobilier, Thierry Oppikofer, son rédacteur en chef et éditeur délégué, revient sur les aspects humains de cette crise. «Si toute cette tragédie coronavirale aux allures, parfois, de comédie ou tout au mois de jeu de rôle, a pu nous apprendre quelque chose, c’est bien l’importance des relations humaines. Le contact direct, la poignée de main, le partage d’un verre en terrasse («Ce n’est pas du vin, c’est de l’amitié», disait le personnage de la «Soupe aux choux» de René Fallet), la relation de confiance entre deux être humains, tout cela ne saurait s’interdire longtemps, ni se numériser, ni se mettre en fiche ou en tableur».

Les professionnels en première ligne

Résultat, un renforcement des liens familiaux et des relations entre voisins, de nouvelles envies de vivre dans un cadre harmonieux, en ville ou de plus en plus à la campagne, et de cultiver les plaisirs de la convivialité et du jardinage. L’immobilier apparaît ainsi, poursuit Thierry Oppikofer, comme «l’une des seules branches qui n’ait pas souffert trop violemment de ces mois d’angoisse, d’hésitation, de variants et de décisions arbitraires». Proches du terrain et dédiés à leurs clients, les professionnels de l’immobilier, courtiers, régisseurs, ont accompagné ce moment difficile et acquis une reconnaissance et une légitimité supplémentaires. «Report de loyer, négociation des prix, connaissance profonde du marché: ce ne sont ni des algorithmes, ni des «apps», ni des «acteurs disruptifs à tarif réduit» qui suffisent à vous aider quand les problèmes concrets se posent».

Toute la beauté des paysages

Le printemps est de retour et avec lui, l’envie des grandes balades, des randonnées à la campagne, au bord des lacs, à la montagne. Qui se rappelle que Gustave Courbet (1819-1877) avait posé son chevalet au bord du lac de Genève? L’artiste qui avait participé à l’insurrection de la Commune de Paris avait dû se réfugier en Suisse, en 1873, à la Tour-de-Peilz. Il va peindre plusieurs fois le Château de Chillon sous différents angles, différentes perspectives. Me Patrick Blaser – brillant chroniqueur et collectionneur de tableaux lémaniques - explique l’aventure de ce géant de la peinture, chef de file du réalisme. Autre amoureux de la nature et des grands espaces, l’écrivain Julien Gracq raconte pour sa part, dans un livre posthume, «Nœuds de vie» (Editions Corti), ses émerveillements autour du lac de Genève. Le lac, les couleurs, les collines qui se reflètent à la surface… L’écrivain, solitaire et intérieur, aimait particulièrement la côte française, les paysages situés près d’Evian, mais un peu moins la côte vaudoise qu’il trouvait trop ordonnée, trop sage. Un goût de la nature qui vient de loin et qui correspond largement à l’état d’esprit actuel. Ancien révolutionnaire et compagnon du «Che» dans les maquis de Bolivie, dans les années 60, le philosophe français Régis Debray explique dans un pamphlet, «Le siècle vert» (Editions Gallimard), que l’humanité ne croit plus à l’histoire en marche, mais à une sorte de vérité de la terre. L’heure n’est plus à la révolution, mais au jardin, aux fruits et légumes du terroir, aux circuits courts, à la communion avec le yin et le yang…

Jaques Rasmoulado