Edito

Edito de juillet-août 2024: pénurie pérenne

Il est toujours sain de se fixer des objectifs. D’ailleurs, ne dit-on pas que pour atteindre une montagne (quelle qu’elle soit), il faut viser la Lune? Il en va de même en ce qui concerne l’actuelle pénurie de logements.

Serge Guertchakoff, rédacteur en chef
Serge Guertchakoff, rédacteur en chef
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En théorie, il existe trois solutions pour résoudre rapidement ce problème: lutter contre les logements «sous-occupés» en échangeant les logements surdimensionnés de nombreuses personnes âgées contre d’autres où des familles sont à l’étroit; interdire aux gens divorcés de vivre séparément ou alors qu’ils renoncent à une garde partagée; enfin, faciliter la construction au détriment des possibilités légales de recours.

Pas de quoi se réjouir. En effet, l’exemple récent de la Ville de Lausanne montre que la première solution ne peut passer par la contrainte et les solutions en place ne solutionnent qu’une infime partie des besoins. La seconde solution semble encore moins envisageable. Pourtant, chaque conjoint va devoir bénéficier d’un cinq pièces, par exemple, alors que ce dernier sera à moitié vide une semaine sur deux. Enfin, la troisième solution semble la plus réaliste, sauf que c’est mal connaître l’attachement viscéral de nos citoyens à leurs droits. Certes, quelques améliorations minimes pourraient et devraient être adoptées afin de limiter le risque d’abus. Il reste une quatrième piste: la fermeture des frontières. Si cette solution peut en séduire certains, elle mettrait nos entreprises en difficulté, à commencer par celles qui sont actives dans les régions frontalières.