Immersion dans Les Jardins de la Pâla
En plein cœur de Bulle, le nouveau quartier des Jardins de la Pâla a su naturellement trouver sa place, comme s’il avait finalement toujours fait partie du paysage. Et pourtant, sur cette parcelle de plus de 65’000 m2, s’érigeait il y a quelques années le quartier militaire de l’Arsenal.

Le site a été vendu à un promoteur pour développer un projet immobilier qui fut un grand échec. En 2014, la société City West en fit l’acquisition. La mue de la première étape se fera en 2021 avec les Jardins de la Pâla, quartier protéiforme qui s’inscrit parfaitement dans le développement et le dynamisme de la ville de Bulle.
Forte de ses quelques 25’000 habitants, la ville de Bulle occupe la première place du classement des villes romandes les plus dynamiques sur le plan économique (classement 2021 établi par l’Office fédéral de la statistique, l’Administration fédérale des contributions, ESPOP, RFE et Wüest Partner). Si nombreuses sont les entreprises à s’installer depuis quelques années, la croissance de la population portée en grande partie par la «transhumance locale» participe aussi à cet élan, avec des publics nouvellement arrivés provenant des villages alentours. Si la qualité de vie est bien évidemment un élément crucial, seule, elle ne peut expliquer ce dynamisme. C’est l’ensemble de ces facteurs – entreprises prospères, augmentation démographique, attractivité – qui s’additionnent pour créer un cercle vertueux. Un contexte porteur où l’immobilier a aussi un rôle à jouer, notamment au travers de projets novateurs comme celui des Jardins de la Pâla.

CRÉER L’HARMONIE POUR QUE LA MAGIE OPÈRE
Il y en a cinq en tout. Cinq typologies de bâtiments qui constitueront l’ensemble des Jardins de la Pâla à terme, entre logements, industries, commerces, mais aussi hôtellerie et restauration. Un quartier aux multiples visages, assemblé comme un puzzle, où chaque pièce entre en cohérence et résonance avec la suivante. Pour un ensemble non seulement harmonieux, mais aussi parfaitement organisé... et orchestré ! « En tant que «chef d’orchestre» des Jardins de la Pâla, nous nous sommes fixés comme mission première de trouver cette harmonie entre les différents éléments. Pour ce faire, nous avons coordonné, briefé, guidé, les prestataires, afin que chacun puisse exprimer ses envies, ses singularités aussi, tout en prenant en compte l’ensemble des autres «musiciens». C’est cette musique sans fausse note qu’il faut trouver, et je crois que nous pouvons dire sans nous tromper que nous avons réussi à construire un magnifique morceau avec ce projet », nous explique Xavier Jeanneret, directeur d’Urban Project, pilote du projet.
Et sur ce terrain qui s’était jusqu’alors développé autour d’activités industrielles et artisanales, il a fallu instiller de la vie, au travers notamment des logements, mais aussi des commerces pensés comme des courroies de transmission entre les habitants du quartier, les entreprises présentes, et le reste de la ville de Bulle.

MIXITÉ ET COMPLÉMENTARITÉ DES BÂTIS
Place aux logements d’abord, avec le quartier résidentiel comprenant en tout 12 immeubles PPE et locatifs, pour un total de 354 logements. Répartis dans des immeubles tout juste sortis de terre et de facture contemporaine, et au sein des anciens bâtiments militaires qui furent réhabilités et transformés en appartements et lofts, les quelque 800 nouveaux habitants ayant pris leurs quartiers aux Jardins de la Pâla ces derniers mois sont les premiers à faire vivre cette nouvelle centralité urbaine en plein centre-ville de Bulle. Aux côtés des habitants, les entreprises participent aussi à la dynamique du quartier. Volonté a ici été faite de les intégrer directement dans les bâtiments dédiés aux logements, supprimant la notion de quartier en silos. Ici, pour reprendre la métaphore de Xavier Jeanneret, chaque musicien joue à côté d’un autre une même partition, pour une cohérence d’ensemble. Et force est de constater que cela fonctionne. Avec les premières entreprises arrivées sur site en début d’année, c’est de manière totalement fluide que la mixité s’est faite.
Et pour que le dialogue se fasse, qu’un esprit se crée, les commerces aussi ont leur rôle à jouer. L’Urban Café, situé au rez-de-chaussée de l’un des immeubles d’habitat, en fait partie. Ouvert toute la semaine, il participe à ce rôle de liant, de lieu de socialisation. La future halle commerciale s’inscrit aussi dans cela, mixant magasins et offre de restauration dans un ensemble lumineux, aéré. Un vrai lieu de vie, pour les habitants, les employés des entreprises, mais aussi les personnes de passage qui viendront passer une nuit, ou plus, dans le futur hôtel composant la pièce finale du puzzle.
Bannissant les voitures en surface, c’est via la piste cyclable et la marche que les déplacements se font sur toute la surface du quartier, favorisant là aussi les rencontres et les échanges entre les habitants. Le tout, dans un cadre arboré, où les respirations entre les bâtis donnent une sensation de vie à la nature, et s’inscrivent en fil rouge d’une qualité de vie bulloise si chère à ses habitants, anciens comme nouvellement arrivés!
Urban Project: chef d’orchestre des projets immobiliers

Voilà près de douze années qu’Urban Project pilote un nombre croissant de projets immobiliers dans toute la Suisse romande. Derrière toutes les réalisations se cache une formidable fourmilière de talents au service des usagers et des habitants des villes suisses. Urban Project est devenue, en quelques années, une référence dans le pilotage de projets de grande envergure. Pour bien comprendre l’impact de la société sur le territoire, nous sommes partis à la rencontre de son fondateur et directeur, Xavier Jeanneret.
Qui est Urban Project?
Nous sommes une société de développement et de pilotage de projets immobiliers. En tant qu’opérateur urbain, nous pilotons et construisons les quartiers de demain qui répondent aux enjeux urbains, sociaux et économiques de notre société.
Dans un secteur immobilier qui se complexifie énormément, quel rôle jouez-vous?
Nous sommes d’abord Assistants du Maître d’Ouvrage (AMO) et ensuite des Représentants du Maître d’Ouvrage. Nous assistons le Maître d’Ouvrage dans ses tâches tout au long de la construction. In fine, nous pilotons, supervisons, coordonnons et réalisons les travaux selon le mode choisi. Par exemple, nous pouvons intervenir en amont, dans le cadre des Mandats d’études parallèles (MEP) qui visent à explorer les différentes variantes en termes urbanistiques, architecturales et de faisabilité d’un projet. Lors de cette première étape, nous sélectionnons des bureaux d’architectes et de paysagistes, dont le nombre va dépendre de la complexité du projet. Chaque projet est réfléchi en amont pour savoir quelle stratégie appliquer. Vous évoquiez la complexité grandissante du secteur, vous comprendrez donc aisément la méthodologie du «surmesure » que nous appliquons. Une fois la stratégie posée, nous mettons en concurrence différents bureaux sélectionnés pour tester la faisabilité du projet et proposer des premières pistes. En parallèle, nous faisons de même avec des bureaux de paysagisme, dont la mission est de proposer des premières esquisses de plans pour les zones extérieures. De là, notre bureau se charge de faire la synthèse de toutes les idées et de proposer une modélisation sur cette base. Débute alors la phase de test, qui consiste à éprouver chaque élément (mobilité, durabilité, impact social, etc.). Puis arrive la représentation précise des solutions architecturales, de durabilité, de mobilité etc. sous forme de plan, qui témoigne des changements prévus par rapport au projet initial.
On comprend donc que vous êtes une plaque tournante, est-ce comme cela que vous vous percevez?
Plutôt comme un chef d’orchestre qui réussit à créer une harmonie d’ensemble avec toutes les parties prenantes. Mais pas que. Car aux «musiciens» en présence, nous devons aussi tenir compte de la partition, très riche, nous obligeant à composer avec tous les thèmes en présence. Et le faire, durant toutes les étapes du processus. C’est une somme d’informations à créer par petits bouts pour faire en sorte que le projet se déploie en respect de toutes les conditions et potentialités possibles. Notre rôle c’est de pouvoir créer cela. Nous travaillons donc sur un temps relativement long, qui nous oblige à être extrêmement concentrés et alertes sur l’avancée des projets.
Cette méthodologie participative que vous orchestrez, est-elle unique?
À ma connaissance, nous ne sommes pas beaucoup à l’appliquer en Suisse. Notre modèle permet de confronter différents experts métiers pour tirer le meilleur de chacun, tout en donnant la feuille de route et en décidant quelles idées seront les meilleures pour le projet en question. Cela requiert, de notre part, une connaissance parfaite du terrain, du projet bien sûr et de ses enjeux, sans oublier d’être capables de comprendre et retranscrire les solutions apportées par les différents bureaux mis en concurrence. Nous sommes donc autant des coordinateurs, que des experts.

Après Genève, vous ouvrez un bureau à Bulle dans le tout nouveau quartier des Jardins de la Pâla, dont vous êtes également le pilote et le constructeur. Pourquoi cette localisation?
Pour le dynamisme de la ville de Bulle, qui va probablement dépasser celle de Fribourg avec le temps. Avec 25’000 habitants à ce jour (contre 10’000 il y a quarante ans), la ville voit de nombreux projets immobiliers se profiler ou se concrétiser. Ce qui est intéressant de relever, c’est que ce développement se fait de manière raisonnée. Dans les projets actés, il y a donc Les Jardins de la Pâla, dont le premier volet est sorti de terre, et le second intitulé tout simplement La Pâla, qui est au stade du développement. Je citerais aussi bien sûr la nouvelle gare de Bulle qui devrait être terminée en 2025 et qui a vocation de devenir un hub de mobilité en plein centre-ville. En ce qui concerne les projets en discussion, La Prairie de Jéricho, un écoquartier au centre de Bulle sur 85’000 m2, ou encore le projet Le Terraillet, situé au nord de Bulle et qui devrait s’étendre sur une surface d’environ 13-15 hectares. Ces trois projets devraient à termes accueillir 3000 nouveaux habitants dans les quinze-vingts ans à venir et démontrent le fort potentiel qu’offre la ville. On le voit, Bulle bouge... et ses environs également! Je pense notamment au très attendu parc d’attraction du chocolat à Broc, mais aussi à la future Saumônerie des Préalpes à Grandvillard.

Urban Project SA et Bulle, comment voyez-vous votre rôle ici?
Comme partout ailleurs, c’est à dire en endossant cette casquette de «chef d’orchestre». Un rôle qui nécessite une parfaite connaissance du terrain, mais aussi et surtout une connaissance des acteurs, afin de les sélectionner au mieux, et pouvoir ensuite les accompagner et les diriger de manière optimale pour le suivi des projets. Ce travail de réseautage, de création de liens, de «co-working» au sens de mise en commun des expériences et expertises des uns et des autres, ne peut se faire à mon sens en étant trop détaché du terrain de jeu et de ses acteurs. Nous sommes persuadés qu’avec cette nouvelle localisation, Urban Project va encore renforcer sa place en Suisse romande, et plus précisément dans cette région gruérienne au dynamisme incroyable.
Vous parlez de dynamisme, comment se passe votre collaboration avec les entreprises locales?
Le canton de Fribourg et plus particulièrement la région gruérienne peuvent être très fiers de la qualité de leurs entreprises. Que ce soit au niveau du monde bancaire local, du gros-œuvre en passant par les serruriers de renoms jusqu’aux entreprises du second œuvre, il existe un savoir-faire et un respect du bel ouvrage qui facilite la collaboration et notre souci de la belle finition.
INTERVIEW DU SYNDIC: «Oui, Bulle grandit, mais de manière saine»

Chef-lieu de la Gruyère, la ville de Bulle est en constant développement depuis quelques années, notamment au travers de grands projets immobiliers. Stratégiquement située, offrant une excellente qualité de vie, très dynamique, elle séduit et attire. Mais là où certains y verraient une croissance trop rapide, il n’en est rien. «Oui, la ville grandit, mais de manière saine», affirme le syndic de Bulle, Jacques Morand.
Selon les dernières statistiques publiées par la Confédération, la ville de Bulle fait face à un développement parmi les plus importants de Suisse. Avant d’entrer plus dans les détails, comment expliquez-vous cette évolution?
Tout d’abord, par la qualité de vie du cœur de la Gruyère, entre la beauté des paysages, la quiétude, et un dynamisme social, culturel et associatif très important. Sans oublier la localisation très intéressante de Bulle, reliée au reste de la Suisse de part et d’autre. Tous ces éléments font que Bulle séduit et attire, ce qui se traduit par une augmentation démographique constante depuis quarante ans, ainsi que des projets d’urbanisme et un développement des infrastructures publiques. Ce développement urbanistique, loin d’un «boom», se fait au contraire de manière saine en ce qu’il suit la courbe démographique.
Justement, en parlant de courbe démographique, la population de Bulle augmente depuis quelques décennies, avec aujourd’hui plus de 25’000 personnes recensées. Explosion démographique, ou croissance démographique, quelle est votre position?
Si l’on se penche sur les chiffres, on constate qu’entre 1983 et 1993, Bulle a accueilli 243 nouvelles personnes par an, soit une croissance moyenne de 2,37%. Entre 1993 et 2003, la croissance était identique, pour passer à +3,44% entre 2003 et 2013. Si on extrapole, pour la période 2013 à 2023, on devrait être à 2,29% de croissance, avec entre 485 et 500 nouvelles personnes par an. En résumé, nous sommes passés de 10’000 habitants à plus de 25’000 aujourd’hui en l’espace de quarante ans. Parler d’explosion démographique n’est dès lors pas approprié, il s’agit d’une croissance constante et régulière de la population. Une croissance qui n’est donc absolument pas inquiétante.

Comment les projets immobiliers répondent-ils à cette croissance, certes saine, mais néanmoins bien présente?
Plusieurs éléments sont à relever, à commencer par le type de projets. Face à une ville qui bouge, il ne s’agit pas seulement de développer de l’habitat, mais aussi de faire en sorte que toutes les infrastructures (de transport, d’éducation, de soins, etc.) suivent la croissance démographique et le dynamisme de la ville. Je prendrais ici l’exemple de la gare de Bulle, au centre-ville, qui a été récemment déplacée. Ce projet répond aux impératifs de mobilité, notamment de mobilité douce, et de mise en conformité des gares (accès) selon la loi fédérale sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (LHand). Dans ce projet, c’est toute la gare qui est en train d’être reconstruite, pour créer à terme un véritable « hub » de mobilité au cœur de la ville, comprenant les trains, les bus (régionaux et urbains), les taxis et la première vélo-station du canton. Sur les 3 hectares d’espaces publics en cours de requalification, 2500 nouveaux habitants seront également logés dans ce nouveau quartier de la gare, dans des constructions initiées par des privés. La deuxième chose à mettre en exergue lorsque l’on évoque la manière dont les projets répondent à la croissance, c’est la façon dont ces projets sont menés. Les autorités de la Ville de Bulle ne répondent pas à une demande, le rôle du Conseil communal est d’accompagner les développeurs et les entreprises privées en charge des projets. L’objectif de cet accompagnement est de créer des bâtis cohérents qui s’intègrent dans leur environnement direct afin de créer une véritable vie de quartier. Cela passe par des projets durables, qui ne sont pas des voies de circulation mais sont le plus exempts possibles de trafic, qui ont une âme et peuvent créer de la vie.
Vous avez évoqué le quartier de la gare, y a-t-il d’autres projets immobiliers dont vous aimeriez parler?
Les Jardins de La Pâla, dont la phase 1 est sortie de terre et la phase 2 en est au stade de l’élaboration du Plan d’aménagement de détail. Je citerais aussi le quartier Le Terraillet, au nord de Bulle, sur une surface de près de 15 hectares qui accueillera à terme près de 3000 nouveaux habitants. Soit l’équivalent du village voisin de Riaz, deuxième plus grande commune de la Gruyère en terme de population.
Pour conclure, quel visage pour Bulle ces prochaines années? Comme je l’ai dit plus haut, notre mission est d’accompagner les projets afin que ceux-ci entrent en résonance, en cohérence, avec leur environnement direct. Mais ces projets doivent aussi être précurseurs, offrir une nouvelle vision de l’urbanisme qui correspond aux impératifs écologiques, aux nouveaux besoins des habitants, aux nouvelles règles en vigueur dans la construction. Des écoquartiers, beaucoup de verdure, pas ou peu de voitures, moins de hauteur de bâtiment, plus de respiration entre les constructions, autant d’exemples qui nous amèneront à construire intelligemment. Bulle demain doit rester pour moi une ville pensée pour ses habitants, une ville dynamique certes tournée vers l’avenir, mais avant tout tournée vers l’humain.
URBAN CAFE – Un concept novateur

Au cœur des Jardins de la Pâla, dans le bâtiment Acacias, un café se repère depuis la route de Vevey. Et pour cause, l’Urban Café, inauguré il y a quelques jours, a pignon sur rue, ou plutôt sur terrasse, dans ce nouveau quartier bullois sorti de terre récemment et qui accueille près de 800 nouveaux habitants. Mêlant style traditionnel et contemporain, pensé aussi bien pour des profils professionnels que pour une clientèle de quartier, l’Urban Café a su jouer sur plusieurs tableaux. Et proposer, ainsi, un concept novateur. Créé par la société Urban Project, dont les bureaux se trouvent au rez-de-chaussée du même bâtiment, l’Urban Café fut dès le début pensé comme un lieu hybride. «Nous avions envie de créer un lieu s’inscrivant dans l’extension de nos bureaux, par sa proximité mais aussi dans une cohérence de style, d’esprit et d’usage. En cela, nous souhaitions pouvoir utiliser le café pour certaines de nos réunions et de nos événements, notamment nos «Petits déjeuners de l’immobilier». L’idée étant d’avoir la possibilité d’allier l’exploitation publique avec les besoins des activités d’Urban Project. Et si nous pensions au départ garder l’endroit privé, l’engouement des différents acteurs et habitants du quartier d’avoir un café qui joue un rôle social fut tel que nous avons pris la décision de l’ouvrir au public», explique Xavier Jeanneret, directeur général d’Urban Project.
Dans les faits, le lieu entend donc répondre aussi bien aux besoins d’entreprises souhaitant - comme Urban Project - pouvoir le privatiser pour des meetings matinaux, qu’aux habitants du quartier, et même à toute la population bulloise. «C’est donc une sorte de double identité que nous avons souhaité donner à ce lieu, pour que non pas un, mais plusieurs usages de notre café puissent être faits», poursuit Xavier Jeanneret.
De lieu privé, l’Urban Café deviendra un espace de restauration grand public, ouvert du lundi au samedi et proposant boissons et mets tout au long de la journée. À la différence près qu’ici l’espace est aussi équipé d’un écran géant pouvant servir de support de projection, de recharges pour ordinateurs et téléphones sous chaque table, et d’une connexion Wifi haut débit.
D’une capacité de 25 places assises à l’intérieur et prochainement d’environ 20 places en terrasse, le café se distingue aussi par sa décoration, parfait mariage entre le savoir-faire local et le design. L’équipe d’Urban Project a souhaité insuffler ici la même identité que dans ses bureaux, faisant appel aux artisans de la région et notamment à un fameux tavillonneur de Charmey qui a recouvert certains murs ainsi que le bar de ces minces copeaux de bois taillés et assemblés à la main selon une technique locale ancestrale. Les meubles, au design épuré, et la prédominance des tons orangers cuivrés confèrent au lieu une atmosphère chaleureuse et soignée.
On l’aura compris, l’Urban Café entend réinventer, un peu, le concept traditionnel du tea-room, pour tendre vers quelque chose de plus hybride, capable de satisfaire les différents publics bullois: entreprises, entrepreneurs, habitants et travailleurs.
Dossier réalisé par Laure Franck