Portrait d'un alumni de l'IEI

Jacques Béné, l'amour de la pierre et des chiffres

Venu à l'immobilier après avoir suivi les conseils de son père architecte, Jacques Béné gère notamment les activités immobilières de la FER après avoir oeuvré au sein de deux régies.

Jacques Béné, directeur des services généraux et immobilier de la FER-Genève
Jacques Béné, directeur des services généraux et immobilier de la FER-Genève
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L’homme cultive la discrétion. Pourtant il vient d’être brillamment réélu au Grand Conseil genevois le 2 avril dernier, arrivant en 10e position sur la liste PLR qui a remporté 22 sièges. En 2018, il avait aussi été élu, mais en 17e position. Pas si étonnant que cela car ce gros travailleur ne ménage pas ses efforts. Il fut président de la commission du logement, de la commission de contrôle de gestion, de l’économie et, plus récemment, des travaux (2019-2020) et des finances (2021-2022).

Cet enfant d’Onex a suivi sa famille qui s’est installée à Collonge-Bellerive en 1975. Son père est architecte, tout comme son frère. Pourtant rien ne le prédestinait à l’immobilier... «J’aimais les chiffres et la comptabilité. A l’Université, tous mes amis ne parlaient que du secteur bancaire». A ce propos, il va donner des cours de comptabilité à l’Ecole de Culture Générale à côté de ses études.

Engagé immédiatement

Cependant, ne sachant pas trop vers quoi se diriger, il finit par suivre les conseils avisés de son père et aller suivre les cours de l’Institut d’Etudes Immobilières (1989-1990). Les enseignants donnant le cours sur le droit du bail, feu Me François Bolsterli et Me Jean-Marc Siegrist, l’ont contacté à la fin du cursus, alors même qu’il n’avait pas encore reçu ses résultats, pour lui proposer une place d’adjoint de direction à la GI Générale Immobilière (la structure ayant succédé à la régie de Jean-Edouard Kramer). «Ce qui était vraiment intéressant avec la formation de l’IEI, c’est son côté généraliste. L’étudiant survole l’ensemble des matières, avec son bagage universitaire», confie Jacques Béné, qui deviendra membre du conseil de l’IEI et va même y donner les premiers cours sur la gérance. Professionnellement, dès 1994, il devient directeur de la GI Générale Immobilière où il est en charge de la gestion du parc d’immeubles, du personnel (90 employés), des finances, des promotions et des rénovations. En 2000, il rejoint le groupe de Bernard Nicod pour diriger la filiale de Nyon.

Avant l'immobilier, ce qui m'intéressait à l'Université, c'était la comptabilité

Aventure entrepreneuriale

Finalement, en 2004, avec un ami, il décide de franchir le pas et de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Ensemble, ils créent un bar à vins à Carouge (Qu’importe) et un magasin (Le Flacon). Pour ce faire, Jacques Béné avait décroché son certificat de capacité de cafetier et restaurateur en 2003. A côté de cela, il n’a jamais cessé ses activités dans l’immobilier puisque dès 2004, il a présidé la Fondation HBM Emma Kammacher (un parc de 1700 logements sociaux), jusqu’en 2014. Il était aussi administrateur de la société Horus Immobilier, active dans les services immobiliers. Mais depuis 2013, à côté de son engagement actif dans la vie politique genevoise, il a rejoint la Fédération des Entreprises Romandes (FER) où il dirige les divisions immobilier, services généraux, chancellerie, restauration et gestion des salles. A ce titre, il est en charge des immeubles de rendement des entités proches de la FER. «Nous venons de créer 72 logements étudiants à Thônex, loués à l’Université de Genève et nous travaillons sur un projet de 75 logements à Lancy». Pas de quoi s’ennuyer!