L’assainissement du bâti: «Un travail de titan»
Le parc bâti représente près de 50% de la consommation énergétique du canton de Genève. Béatrice Grange revient sur le rôle de l’USPI Genève pour aider les propriétaires à diminuer ces dépenses.

Il n’y a pas une semaine sans une annonce en lien avec les questions énergétiques. La semaine dernière, c’est un pool de partenaires étatiques et privés, dont l’Union suisse des professionnels de l’immobilier (USPI) Genève, qui se réunissaient au sein d’une task force proposant des recommandations d’économies d’énergie pour les logements. Un rôle qui incombe à l’USPI Genève du fait de sa position d’association professionnelle visant à promouvoir la profession de régisseur et à sensibiliser aux nouveaux enjeux liés au climat.
Si le domaine de la rénovation et de la technique des bâtiments a toujours été une préoccupation centrale pour l’USPI Genève, les récents événements que nous connaissons ont accéléré l’importance d’une information claire et incitative. Cela fait des années que l’association sensibilise et agit en faveur d’une meilleure compréhension des enjeux énergétiques à l’instar du Label Vert, développé par l’association en 2011 déjà, qui visait à mettre en place un programme indépendant d’économies d’énergie dans les bâtiments. L’USPI Genève n’a donc pas attendu la crise énergétique pour se positionner et agir sur les questions de l’impact du bâti sur l’environnement. Depuis de nombreuses années, l’association a une priorité: augmenter la qualité énergétique des bâtiments.
Partenariat gagnant
Les lois sont par essence très restrictives, donc économiquement peu viables. Dans le nouveau règlement d’application de la loi sur l’énergie (REn) mis en application le 1er septembre dernier, l’USPI Genève a joué un rôle majeur en participant activement à la consultation du règlement qui vise principalement deux nouveautés majeures: la substitution des énergies fossiles par des énergies renouvelables et l’abaissement du seuil de l’indice de dépense de chaleur (IDC) des bâtiments.
Nous guidons et conseillons nos membres sur les différentes subventions possibles
Pour Béatrice Grange, présidente de la commission de valorisation de l’USPI Genève, cet abaissement du seuil de l’IDC permet «d’enclencher un processus d’optimisation et de rénovations énergétiques de la majorité du parc bâti. Et pour ce faire, il existe des subventions encore possibles pour les propriétaires. Nous guidons et conseillons nos membres sur ces différents soutiens, fédéraux ou cantonaux.»
Certificat énergétique
Si l’anticipation et l’information demeurent les maîtres mots de l’association, son rôle est également de conseiller et d’accompagner ses membres dans les méandres des lois et dans leurs relations avec les divers services de l’Etat. C’est particulièrement le cas pour les bâtiments considérés comme des passoires énergétiques qui demeurent une priorité sociétale. Les réflexions et les choix doivent être mesurés à l’aune des nouveaux paradigmes énergétiques. «Nous avons des outils développés qui sont des indicateurs intéressants comme le certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB), souligne Béatrice Grange. Ce dernier indique la performance énergétique d’un bâtiment, d’abord pour son enveloppe, puis pour son efficacité globale. Ainsi, cet outil permet d’étudier des solutions d’optimisation énergétique sur-mesure et adaptées au bâtiment étudié et de faire des propositions précises et concrètes au propriétaire qui souhaite rénover son bâtiment. On ne compare pas, pour l’instant, les bâtiments entre eux avec cet outil. Les CECB et CECB+ ne sont pas encore publics ou obligatoires en cas de vente ou de mise en location», conclut-elle.