L'Ecole Moser voit déjà double
L’institution pédagogique privée fondée en 1961 à Genève vient d’inaugurer ses nouveaux locaux à Grens. Les classes affichant toutes complet, l’établissement programme une extension pour la rentrée de 2026.

C’était un pari: déménager l’Ecole Moser, basée au centre-ville de Nyon depuis 1986, près de la jonction autoroutière, sur une parcelle située sur le territoire de la commune de Grens. L’Ecole Moser, fondée il y a plus de soixante ans, avait fait ce choix en 2020, souhaitant trouver dans la campagne un cadre plus propice aux aspirations pédagogiques de l’époque. Pour soutenir son ambition, l’école familiale, aujourd’hui dirigée par Alain Moser, fils du fondateur Henri Moser, a dessiné un bâtiment sur-mesure, ouvert sur l’extérieur.
Côté technologique, différents capteurs sont reliés aux panneaux solaires et autres pompes à chaleur pour connaître la situation énergétique ou encore la qualité de l’air en direct. Le tout pour inciter, aussi, les élèves à analyser ces données. L’école a également pensé aux vies souvent chargées des parents en leur mettant à disposition un espace de coworking. Ceux-ci peuvent donc profiter des infrastructures en attendant la fin des cours de leur enfant. Quant aux professeurs, ils sont incités à se détendre dans une salle de repos, et non une simple salle des maîtres.
Ce nouvel écrin dispose surtout d’un vaste volume, 7500 m2, permettant à cette institution genevo-nyonnaise d’ouvrir des classes destinées au cycle primaire dès le premier âge (4 ans). Une nouveauté car, jusque-là, l’institution n’accueillait les enfants qu’à partir de la 5e année. Une offre qui a trouvé son public puisque, en cette rentrée d’août 2024, l’établissement affiche complet, avec près de 540 élèves. Pari réussi, donc.
Ce succès a décidé la direction à poursuivre sa croissance. Ainsi, une extension du campus flambant neuf sera bâtie pour la rentrée scolaire 2026. Un ajout destiné, là encore, au cycle primaire. Ce faisant, la structure pédagogique pourra consolider son programme d’enseignement accompagnant désormais les élèves de la première année au double-diplôme constitué de la Maturité fédérale et du Bac international. «Associées à une pédagogie innovante en phase avec les parents qui recherchent une expérience riche et ouverte sur le monde, nos infrastructures, pensées pour favoriser l’épanouissement communautaire dans un cadre vert, lumineux et durable, ont largement séduit», commente le directeur Alain Moser.
Un succès bilingue
Son succès, l’école le doit fortement à son programme éducatif bilingue, qui a fait sa réputation. Mais aussi à un désir de donner une place importante au sport, aux arts et à la science, une ambition que le nouveau campus permet désormais de réaliser, là où enseignants et élèves semblaient quelque peu coincés et interdits au centre-ville. Et tandis que les écoles publiques semblent n’avoir d’yeux que pour le monde digital et ses interfaces, l’établissement privé de Grens parle, lui, d’un «apprentissage raisonné du numérique», tout comme il accole au mot «bienveillance» celui de «fermeté».
Le 3 septembre dernier, à l’heure d’inaugurer son nouveau campus en présence de nombreux invités, l’école Moser semblait être entrée de plain-pied dans un nouveau chapitre de son histoire soixantenaire.
La bibliothèque à la place de l’école
Qu’allait-il advenir des locaux du centre-ville laissés vacants par le départ cet été de l’Ecole Moser? La réponse est tombée le 2 septembre lors de la séance du Conseil communal de Nyon, qui a validé le déménagement et le regroupement de ses bibliothèques et ludothèques publiques dans ces espaces situés en prolongement du centre commercial La Combe, à côté de la gare.
