La démolition-reconstruction, un mal nécessaire
Il est indéniable que la démolition puis la construction de bâtiments impliquent des défis sociaux et écologiques. Les anciens logements bon marché démolis sont remplacés par de nouveaux logements plus chers et l’énergie grise des logements démolis est perdue.

Malgré ces critiques, la démolition-reconstruction n’a pas d’équivalent lorsqu’il s’agit de lutter contre la pénurie de logements sans étalement urbain important. Les bâtiments neufs de remplacement permettent une forte croissance nette des logements car, en moyenne, quatre nouveaux logements sont créés pour un logement démoli. Et les formes de densification plus douces ne permettent pas d’obtenir un tel résultat. C’est ainsi le constat observé dans la dernière étude «Immobilier Suisse» de Raiffeisen Economic Research.