Les 7 pièges à éviter
Comparable à la médecine, telle une intervention chirurgicale majeure, la rénovation d’un bâtiment nécessite un examen complet de son état général avant de se lancer sur la table d’opération. Ceci afin de découvrir les besoins, les éventuelles surprises et les priorités.

1. Ne pas prioriser
Comparable à la médecine, telle une intervention chirurgicale majeure, la rénovation d’un bâtiment nécessite un examen complet de son état général avant de se lancer sur la table d’opération. Ceci afin de découvrir les besoins, les éventuelles surprises et les priorités. Aussi, afin d’éviter de transplanter un «coeur» flambant neuf dans un corps malade (une pompe à chaleur dans un immeuble mal isolé/ventilé), on commence par les travaux du plus urgent au plus futile et on s’assure de la synergie entre les interventions pour un investissement optimal.
Les étapes d’un projet de rénovation passent le plus souvent par:
- La réalisation d’un pré-audit énergétique ou CECB Plus
- Par soigner l’enveloppe du bien
- Puis optimiser ou remplacer les aspects techniques
- Enfin, mettre en place une surveillance continue (pour s’assurer des effets escomptés)
2. Ne pas anticiper
Pour savoir où l’on va, il faut d’abord savoir où l’on est et prévoir selon les durées de vie théoriques, quand les installations techniques risquent de tomber en panne. Pour ce qui est d’une chaudière, cela évite ensuite d’agir dans l’urgence et de choisir un modèle par défaut, sans réflexion approfondie sur ses besoins réels. D’autant que l’investissement dépendra la plupart du temps de l’état du bâtiment et de l’objectif de qualité de la rénovation.
3. Ne pas se faire accompagner
Les études montrent que la complexité du processus de rénovation est un frein pour les propriétaires. Dans le cadre d’un projet, on ne tente pas l’impossible en se lançant seul dans une planification des travaux, on trouve un ensemble de partenaires fiables qui collaboreront sur un même et unique projet.
4. Ne pas profiter des subventions
Une rénovation coûte cher et peut freiner les ambitions alors qu’une rénovation partielle a nettement moins de résultats, en termes de performances, qu’une rénovation globale. Il faut donc profiter du contexte d’incitations financières actuel qui est propice à se lancer et à aller un cran plus loin.
5. Faire une rénovation partielle
D’où la nécessité de bien monitorer ses prévisions et de prendre conscience de la réalité/complexité d’un tel chantier. En règle générale, les propriétaires les mieux récompensés de leurs efforts, avec 50% de réduction de la consommation d’énergie et 60% d’émissions de CO2 en moins, sont les rénovations les plus complètes, réalisées d’une traite (pas au coup par coup).
6. Ne pas accorder le projet aux besoins réels
On dimensionne les installations en fonction de ses besoins et on effectue les réglages en fonction de l’usage. Chauffer toute la nuit n’est pas toujours nécessaire, tout comme remplir le ballon d’eau chaude durant les heures creuses...
7. Ne pas se soucier des écarts de performance
Il faut garder en tête qu’en phase finale, ce qui fera aussi la différence (mis à part les effets post-travaux de rénovation), c’est le comportement de l’usager. Même avec la meilleure des rénovations, si l’habitant met le chauffage à fond et ouvre constamment les fenêtres, les résultats ne seront pas au rendez-vous. L’optimisation passe ainsi par toute la chaîne, jusqu’à l’utilisateur final.