Les concierges, ces facilitateurs de vie
Les gardiens d'immeuble assurent au quotidien un service d'accompagnement, de gestion et d'entretien et répondent aux demandes et aux besoins des locataires. Ils sont au bénéfice d'une nouvelle convention collective de travail.

Plus d’une dizaine de métiers composent le monde de la régie immobilière. Comptable, gérant de copropriété, courtier, juriste, la liste est encore longue. Mais si chaque fonction trouve sa place, certains rôles emblématiques se démarquent. C’est le cas du concierge. Sa fonction prépondérante est valorisée par l’Union suisse des professionnels de l’immobilier de Genève (USPI Genève) qui a ratifié, en janvier dernier, une nouvelle convention collective de travail.
Plus qu’un agent d’entretien
Figure rassurante croisée au détour des étages, le métier de concierge fait partie d’une tradition qui tend à perdurer, voire à se renforcer, au sein des immeubles. Mais loin de l’image populaire de l’agent d’entretien, le métier de gardien ou de gardienne d’immeuble est plus complexe qu’il n’y paraît. «Un concierge ne se limite pas à faire le ménage dans le couloir et à sortir les poubelles. Nous sommes formés à la technique, aux situations d’urgence, nous avons des procédures à connaître sur le bout des doigts, nous gérons les interventions externes, etc. Une chose est certaine : nous connaissons notre immeuble par cœur! Le nettoyage n’est qu’une partie de notre travail», précise un concierge qui exerce depuis une vingtaine d’années. Représentant de la régie au sein de l’immeuble, le professionnel fait également figure d’intermédiaire entre l’entreprise de gérance et le locataire. Un avantage qui remet au centre la relation humaine.
Le nettoyage n'est qu'une partie de notre travail. Nous sommes formés à la technique, aux situations d'urgence, nous avons des procédures à connaître sur le bout des doigts

Au contact de l’habitant, le ou la concierge revêt ainsi sa position privilégiée, mêlant voisin, ami et confident parfois. Un rôle qui s’élève bien au-delà de l’entretien des communs, pour s’étendre à celui du lien. Car si s’occuper d’un lieu de vie est un acte fonctionnel, il est aussi profondément social. Personne de confiance, le concierge se matérialise pour certain comme un soutien externe bienveillant, garant du vivre-ensemble et de la qualité de vie dans l’immeuble. Une mission qui s’est confirmée durant la pandémie. «Nous avions beaucoup de personnes âgées qui se sont retrouvées isolées lors du confinement. Nous étions parfois leur seul lien avec l’extérieur. Il m’est arrivé de leur faire des courses, d’appeler leur famille ou simplement de passer un peu de temps avec eux. Mais de manière générale, nous sommes toujours attentifs aux habitants. Les rassurer fait partie intégrante de notre travail. Nous veillons à ce qu’ils soient bien dans leur appartement», souligne un autre concierge qui exerce le métier depuis vingt-huit ans.
« Vraie valeur ajoutée »
Pour Thierry Naz, président de l’USPI Genève, «les concierges sont une vraie valeur ajoutée pour les bâtiments, autant au niveau social qu’économique. En offrant un environnement agréable, sécuritaire et bienveillant, ces hommes et ces femmes confèrent un attrait indéniable à l’immeuble.» Avec plus de 3000 concierges au sein des biens gérés par les membres de l’USPI Genève, ces derniers occupent une place prépondérante dans les régies de la place. Un atout certain qu’il semble indispensable de conserver.