Nouvelle direction à la tête de Naef
Sixième personne à occuper le poste de directrice générale au cours des 140 années d'existence de Naef, Virginie Galland a succédé à Etienne Nagy le 1er juillet dernier.

Une page se tourne pour le groupe Naef immobilier, détenu depuis 1881 par la famille Naef et quelques actionnaires privés. L’actuel dirigeant, Etienne Nagy, en place depuis 2006, a quitté ses fonctions le 1er juillet dernier pour devenir administrateur délégué opérationnel. Pour le remplacer: Virginie Galland, une recrue ayant fait son entrée chez Naef en 2012 au sein du département gérance de Genève, qui a su rapidement prendre la responsabilité d’un portefeuille de clients après avoir obtenu son Brevet fédéral de gérante d’immeubles. Une ascension qui s’est poursuivie en 2017, lorsqu’elle se voit nommée sous-directrice du service gérance de Naef Immobilier Genève puis lorsqu’elle devient membre de la direction en 2020. A présent directrice générale, la jeune femme supervisera les activités clés du groupe, à savoir la gérance, l’administration de PPE et le courtage, les 9 agences ainsi que l’ensemble des services de support. Une mission de taille que Virginie Galland nous décrit en exclusivité.
Vous n'avez pas 40 ans, quelle impulsion voulez-vous donner à Naef?
Je souhaite donner un élan complémentaire à la ligne conductrice menée jusqu’à présent, c’est-à-dire un engagement fort dans le développement durable, représenté notamment par notre certification B-Corp. Il m’importe de mettre les critères ESG au cœur de la gestion d’entreprise. Premièrement du point de vue environnemental (E): la transition énergétique est un enjeu crucial, en tant que régie nous avons un rôle majeur à jouer et devons poursuivre nos efforts pour être acteur de changement. Deuxièmement, du point de vue social (S): nous sommes un groupe composé de plus de 430 collaborateurs, nous avons donc une responsabilité en tant qu’employeur afin d’offrir des conditions de travail en adéquation avec les attentes actuelles. Enfin, en termes de gouvernance (G): il faut savoir adapter la gestion à la taille de l’entreprise afin qu’elle continue à être saine et surtout durable. Nous souhaitons également poursuivre nos démarches de projets participatifs avec nos collaborateurs qui sont notre plus grande force.
Pourquoi vous être intéressée à l’immobilier et au monde des régies, tout d’abord chez Moser Vernet & Cie puis chez Naef ?
Lorsque j’étais étudiante, j’ai eu l’opportunité de travailler chez Naef plusieurs étés à la gérance. C’est un domaine qui m’a beaucoup plu et vers lequel je me suis orientée naturellement. C’est un domaine très intéressant et varié dans lequel nous faisons des rencontres riches et diverses. J’aime le contact et les interactions avec toutes nos parties prenantes, qu’il s’agisse de clients propriétaires, de locataires, de fournisseurs ou partenaires.
Selon vous, quels seront les principaux défis que Naef va devoir relever à vos côtés cette prochaine décennie, outre votre déménagement à Surville?
L’un de nos principaux défis sera de continuer à évoluer dans un marché concurrentiel, dans un contexte inflationniste et incertain. Nous devons continuer à répondre aux attentes de nos clients en maintenant notre niveau de prestation élevé malgré ces éléments. L’autre défi majeur est celui de la transition énergétique. Que cela soit dans le cadre de nos activités de gérant d’immeubles en pouvant poursuivre l’accompagnement de nos clients dans les rénovations, de la construction de nouveaux bâtiments en intégrant des matériaux de construction durables et des espaces de vie répondant aux attentes actuelles ou bien dans la conduite de notre entreprise en opérant des changements afin de réduire notre empreinte carbone avec des actions ciblées, par exemple au niveau de notre mobilité. L’innovation digitale sera elle aussi un sujet d’attention afin de pouvoir anticiper les besoins de nos clients, répondre aux nouveaux défis de nos métiers et permettre à nos équipes d’automatiser les tâches à plus faible valeur ajoutée.
