Quid de la hausse réelle des loyers?
Dans un communiqué de presse publié en début de semaine, la Chambre genevoise immobilière (CGI) a tenu à éclaircir les zones d’ombres autour d’une hausse généralisée des prix et d’une hausse éventuelle des loyers.

Véritable source d’inquiétude pour les locataires en cette période de fêtes, le débat sur une possible hausse généralisée des loyers en Suisse fait rage. La Chambre genevoise immobilière (CGI) a fait le point mi-décembre. En résumé: «notre expérience fondée sur l’analyse d’un grand nombre de baux genevois démontre que le pourcentage de locataires susceptibles de devoir subir une hausse de loyer est relativement faible. En tout cas pas de 66%, comme l’ont affirmé ce mardi 19 décembre les représentants de l’ASLOCA lors d’une conférence de presse».
Pour étayer ses propos, la CGI explique que les baux conclus (ou dont le loyer a été modifié) entre le 2 juin 2017 et le 2 mars 2020 donne la possibilité d’une majoration de loyer de 3% (taux de référence de 1.5%). De même que les loyers pourraient être augmentés de 6% pour les baux conclus (ou dont le loyer a été modifié) à une date où le taux de référence était à 1,25%, soit entre le 3 mars 2020 et le 2 juin 2023. Mais qu’une grande partie des baux concernés sont récents (après 2020) et donc, ce qu’il faut retenir c’est qu’un grand nombre de bailleurs renonceront à en augmenter les loyers puisqu’ils correspondent à des loyers récents. La CGI a ajouté que «chaque bail a des particularités différentes et qu’il n’est pas possible de tirer des généralités pour affirmer que des hausses seraient possibles de manière globale».
S’agissant de l’avenir, pas de panique non plus. La Banque nationale suisse (BNS), qui a renoncé à relever son taux directeur en décembre, a annoncé qu’un certain optimisme pouvait être de mise quant au succès de sa politique et que la hausse des prix en Suisse pourrait être jugulée. En outre, la BNS ne s’attend pas à devoir remonter son taux directeur au début de l’année 2024.