Sur La Côte, les élections communales rebattront les cartes
Le matériel de vote par correspondance arrive petit à petit dans les boites aux lettres et la presse locale organise débats et entretiens. Comme tous les cinq ans, les autorités des 47 villages du district de Nyon seront renouvelées.

Le grand événement de ces élections qui débuteront le 8 mars par un premier tour sera de savoir qui, à Nyon, succédera à Daniel Rossellat. Pendant 18 ans, l’entrepreneur culturel a su développer sa cité dans une sorte de quiétude continue, même s’il faut évoquer une crise politique importante en 2022, avec la démission de l’une des membres de la Municipalité. Malgré cette crise, l’homme sans parti, quoique sympathisant des Verts, aura su « tenir » les partis, justement, en plaçant son autorité au-dessus des clivages politiciens. S’il n’est pas l’heure de faire du boss de Paléo le bilan de son action politique entamée en 2008, quelque chose laisse à penser que, après-lui, les partis reprendront leurs joutes. Pour le meilleur, ou pour le pire. Sans surprise, la bataille gauche-droite décidera du futur syndic, ou de la première syndique de l’histoire de l’ancienne cité romaine.
A Gland, où comme à Nyon les projets immobiliers sont nombreux, la syndique PLR Christine Girod, en fonction depuis 2021, ne devrait pas avoir à subir d’assaut des concurrents. L’intérêt de l’élection sera de savoir comment la formation indépendante Elan Citoyen de Gland (ECG), toute juste créée, saura s’imposer au Conseil communal et à la Municipalité. Grapillera-t-elle des voix à l’UDC, côté droite, où au parti indépendant Gens de Gland, plus grande force en présence depuis de nombreuses années, et placé au centre de l’échiquier politique ? Première réponse le 8 mars.
A Rolle, la syndique Monique Choulet-Pugnale, en poste depuis 2021, a décidé de ne pas poursuivre. Là encore, sa succession se jouera entre le PLR et le PS. A moins d’une surprise.
A Coppet, enfin, le syndic Gérard Produit, en poste depuis 2011, se représente lui aussi, au sein d’une liste de cinq candidats (dont deux nouveaux) pour présider, à nouveau, aux destinées de la commune du bord du lac. Mais une autre liste, celle de l’Entente Centre Droite de Coppet, entend bien jouer les trouble-fêtes, en présentant trois candidats, dont Vincent Moret, conseiller communal incontournable des débats du Conseil communal.
Dans une région où la pression démographique demeure forte, et où les voix pour stopper « le bétonnage » se font toujours plus nombreuses, certains votes pourraient avoir une influence concrète sur les projets immobiliers.
