Éden africain des animaux sauvages
Pays de safaris par excellence, la Tanzanie offre une très grande diversité de parcs nationaux avec des paysages à couper le souffle et une concentration animalière hors du commun.

Jambo, Jambo Bwana, Habari gani, Mzuri Sana. Wageni Wakaribishwa, Tanzania yetu, Hakuna Matata... C’est au son de cette chanson en swahili que les visiteurs sont accueillis à chaque camp situé dans les réserves principales du nord de la Tanzanie. C’est aussi ce même air qui est fredonné par les rangers et guides locaux dans leur jeep lors des safaris. La traduction ? « Bonjour, comment ça va?» «Bienvenue en Tanzanie», «Ne t’inquiète pas.» Et c’est effectivement le cas. Le pays est d’une hospitalité hors normes. Sourires, gentillesse, accueil et service sont au rendez-vous dans ce territoire aux vastes régions sauvages. Un lieu idéal pour réaliser un rêve d’enfant : approcher au plus près des animaux de la savane. La Tanzanie est, en effet, le royaume des gnous, des buffles, des guépards, des girafes, des antilopes, des singes, des lions, des hippopotames, des éléphants, des phacochères et d’une myriade d’oiseaux. Le pays dispose d’une vingtaine de parcs nationaux et réserves avec chacune leurs caractéristiques. Les plus emblématiques sont le Parc national du Serengeti (où se trouvent les «Big Five», soit l’éléphant, le lion, le léopard, le buffle et le rhinocéros), celui de Tarangire, le cratère de Ngorongoro ou encore le Parc national du lac Manyara. Voici le récit de notre voyage.
SERENGETI

Après 4 jours de farniente sur l’île de Zanzibar, nous prenons un avion-taxi d’une petite vingtaine de places pour atterrir en pleine brousse à Fort Ikona, après un stop à Arusha. Nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance de la savane en apercevant – bordant la piste d’atterrissage improvisée – une horde de zèbres qui paissent à côté de girafes qui se régalent de feuilles d’acacia. « Elles mangent au restaurant VIP, s’amuse notre guide. Avec leur long cou, elles peuvent atteindre les feuilles au sommet des arbres, alors que les autres animaux doivent se contenter de celles du bas. » Bienvenue au Serengeti, parc de renommée mondiale en raison de l’abondance des animaux qu’il abrite. Ce territoire est aussi connu pour la fameuse migration de mammifères qui s’y produit chaque année, considérée comme l’une des sept merveilles naturelles de l’Afrique. La traversée de la rivière Grumeti par les gnous représente, en effet, un spectacle exceptionnel que nous n’aurons malheureusement pas la chance d’observer durant notre séjour.

A la descente de l’avion, deux guides nous attendent, prêts à commencer le safari dans leur 4x4 dont l’un est électrique. Ce dernier peut ainsi plus facilement s’approcher des animaux, même si son signal effraie les éléphants. Nous découvrons ainsi le corridor ouest, Grumeti Hills, qui bénéficie d’un panorama unique ainsi que d’un environnement très riche en faune. Les guides sont des puits de science et ont de nombreuses anecdotes sur chaque plante ou animal observé. Nous découvrons notre premier camp en haut d’une colline qui surplombe la plaine. Celui-ci est composé d’une vingtaine de chambres comprenant un bel espace de vie avec coin salon et une salle de bains attenante. Nous craignons les araignées et les scorpions. Heureusement, rien n’a été trouvé. Le lendemain à l’aube, nous réalisons notre premier safari à pied, avec, après deux heures de marche et d’explications sur la végétation et la vie des animaux, la récompense d’un petit-déjeuner – comprenant œufs brouillés et à la coque – servi au milieu de la brousse. L’expérience est unique. Nous repartons en voiture pour découvrir les lions, ou plutôt les lionnes, prêtes à sauter sur leurs proies favorites : zèbres et gnous. Le soir, nous vivons l’expérience du safari de nuit, avec la découverte de félins, de lièvres, de porcs-épics et de chouettes.
PARTIE CENTRALE DU SERENGETI

C’est dans ce parc que nous avons observé pour la première fois un léopard, dormant sur une branche en haut d’un arbre. C’est également là que nous découvrons les importantes populations d’hippopotames, mais également des crocodiles, des babouins et de très nombreux éléphants. Le soir, nous découvrons Ronjo, un camp semi-mobile où nous jouons au foot avec les Massaïs qui y travaillent. Après un dîner servi sous une grande tente, nous chantons autour d’un énorme feu de camp avant de nous effondrer dans nos lits. Le lendemain, départ pour le camp d’Olduvai Ndogo situé sur les contreforts d’un « kop-je », une petite colline sur laquelle se dressent d’imposants rochers. Ce sont des Massaïs qui nous accompagnent avec leurs ânes – portant nos valises – jusqu’à nos chambres. A l’arrivée, nous avons droit à des danses et des chants de bienvenue puis d’une marche sur les rochers pour admirer l’exceptionnelle vue et le coucher de soleil.
CRATÈRE DU NGORONGORO
Départ au petit matin pour le cratère de Ngorongoro. Ce volcan effondré est la plus grande caldeira intacte et non submergée du monde avec 326 km2 de superficie. Entourée de falaises impressionnantes, cette vaste cuvette abrite plus de 20’000 animaux, soit presque tous les habitants de la faune africaine, à l’exception de la girafe qui n’a pas réussi à franchir les parois rocheuses. A midi, nous avons le privilège de savourer un « bush lunch » au milieu de singes et de poules sauvages. En fin de journée, nous montons le flanc du cratère pour découvrir un paysage tropical. Direction Karatu où l’Oldeani Mountain Lodge nous paraît être aussi luxueux que le Ritz à Paris. Grande chambre climatisée, salle de bains avec baignoire, douches intérieures et extérieures, piscine, bar, salle à manger digne des plus grands palaces européens.
TRIBUS ET VILLAGE MASSAÏS

Le lendemain est consacré à la visite des tribus qui vivent sur les rives du lac Eyasi. Les Hadzabes sont des chasseurs-cueilleurs nomades qui possèdent uniquement des arcs et des flèches en vivant dans la nature. A notre arrivée, ils nous apprennent comment allumer du feu, nous font déguster un morceau de gibier qu’ils viennent de cuire sur leurs bûches et nous apprennent à tirer à l’arc. Après plusieurs chants et danses, ainsi que l’achat de colliers et bracelets réalisés par leur communauté, nous repartons rencontrer la tribu des Datogas, des pasteurs originaires de la région de Ngorongoro qui ont été chassés par les Massaïs. Ces derniers nous apprennent comment broyer le maïs pour en faire de la farine, puis comment recycler différents métaux pour en faire des bijoux. Dans l’après-midi, nous nous rendons dans un village massaï afin de distribuer des cahiers et crayons aux élèves de leur petite école. Ces derniers nous accueillent avec cérémonie traditionnelle qui consiste, pour les hommes, à sauter très haut, et, pour les femmes, à danser en tenue africaine en levant les épaules.
PARC NATIONAL DE TARANGIRE
Pour notre avant-dernier jour, direction le Parc de Tarangire. Le paysage composé de grandes forêts de baobabs confère un charme particulier à cette région encore relativement peu touchée par le tourisme. Ce parc couvre une superficie de 2850 km2 et se situe à 1100 m d’altitude. Le lendemain, départ pour Arusha où nous découvrons la Girafe Residence, immense villa avec personnel entourée de gnous, de zèbres et de diverses antilopes. C’est le repos garanti avant le grand retour à la réalité helvétique.
COMBINER VOTRE SAFARI AVEC DU BALNÉAIRE

Un safari n’est pas toujours de tout repos puisqu’il faut souvent se lever à l’aube pour mieux observer les animaux. Assis de nombreuses heures dans des voitures – toutefois confortables –, sur des routes de brousse, inhalant pas mal de poussière, les journées sont malgré tout quelque peu fatigantes. Afin de se détendre – avant ou après le safari – il est souvent conseillé d’aller buller quelques jours à Zanzibar, archipel tanzanien situé dans l’océan Indien où les amateurs de farniente et de kitesurf trouveront leur bonheur sur d’immenses plages de sable presque désertiques.
QUAND Y ALLER ?
On distingue deux saisons en Tanzanie: la saison sèche (de juin à octobre) et la saison humide (de novembre à avril). On privilégiera donc la première. La météo est un facteur clé des mouvements d’animaux et de la réussite d’un safari. Dans tous les cas, on évitera les mois d’avril et de mai où de fortes pluies sont probables et la plupart des lodges fermés.
AGENCE DE VOYAGES
Au Tigre-Vanillé organise des safaris sur mesure en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Les enfants de tout âge sont acceptés dans certains camps. Toutefois, il n’est pas conseillé de partir avec des enfants de moins de six ans. Deux bureaux sont à votre disposition: à Genève (rue de Rive 8) et à Lausanne (Petit-Chêne 28). www.autigrevanille.ch
INFOS PRATIQUES
Vol avec Edelweiss depuis Zurich via Kilimandjaro.
Monnaie: shilling tanzanien ou dollar. Les pourboires sont élevés mais font partie du fonctionnement local.
Malaria : le risque étant moins grand, la prophylaxie contre la malaria n’est plus obligatoire.
