Edito de juin 2023: l'impact de la fin du Credit Suisse

Rédacteur en chef de immobilier.ch
Publié le 06.06.2023 à 11:00

Ainsi donc, à la demande du Conseil fédéral, UBS a absorbé Credit Suisse pour une bouchée de pain. La belle affaire! Si des pertes surprises devaient apparaître, ce serait aux contribuables suisses de passer indirectement à la caisse, via la Confédération.

Serge Guertchakoff, rédacteur en chef
Serge Guertchakoff, rédacteur en chef
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Outre l’impact très négatif sur l’emploi que cette fusion-absorption aura – on parle de 10'000 à 12'000 emplois qui devraient passer à la trappe rien qu’en Suisse – peu de choses ont été écrites en ce qui concerne l’impact que cela aura sur le marché hypothécaire. A fin 2021, les deux grandes banques contrôlaient 25% du marché des prêts immobiliers, derrière les banques cantonales (36%), mais devant les banques Raiffeisen (17%).

Difficile de savoir avec précision comment UBS fera évoluer sa politique des taux d’intérêts. D’autant qu’elle n’est déjà guère transparente à ce propos, contrairement à CS. Sur internet, on constate que CS propose officiellement un taux fixe à 2 ans à 3,24%, idem à 5 ans et de 3,36% à 10 ans. Des taux plus élevés que ceux de Migros, de Raiffeisen ou encore de Swissquote. Mais les grandes banques n’exigeaient pas 30% de fonds propres, contrairement à certains établissements, dont Migros. Elles se «contentaient» de 20%.

Ce qui est certain c’est qu’avec la disparition prévue de Credit Suisse, il y aura moins de concurrence sur ce segment. Sans doute que les outsiders, les banques cantonales, Raiffeisen et autres, vont encore augmenter leurs parts de marché. Bref, le client final ne devrait pas en sortir gagnant.