Edito de mai 2023: pénurie ou pas?
Faut-il craindre une possible pénurie de logements locatifs? Si tel était le cas, cela aurait notamment des répercussions sur les loyers. A priori, il est beaucoup trop tôt pour cela.
Certes, lors de la dernière communication de l’Office fédéral de la statistique (qui remonte au 12 septembre 2022), ce dernier insistait sur un recul de 13,8% du nombre de logements vacants. Mais il faut dire qu’au 1er juin 2020, ce taux avait atteint le plus haut sommet jamais connu en Suisse: 78’832, toutes tailles d’appartements confondues.
Cependant, en 2015, ce nombre n’était que de 50’476 et en 2013 de 40’423. En fait, depuis l’an 2000, la moyenne se situe plutôt autour des 40’000, sauf depuis 2015 où le total a progressivement grimpé en lien avec un boom de l’activité de construction.
Ce qui a changé en réalité depuis une année, c’est qu’avec le conflit en Ukraine, la Suisse a accueilli plus de 65’000 personnes, dotées d’un statut de protection S qui leur permet d’exercer une activité lucrative et de louer des appartements. Pour le reste, le taux de logements vacants a certes à nouveau reculé dans les cantons les mieux desservis par les transports en commun (Genève et Vaud principalement), tandis que dans le Jura ou à Neuchâtel, le taux de logements vacants a même augmenté…
Bref, il semble bien trop tôt pour s’inquiéter.
