Edito de mars 2023: favoriser la souplesse
Suite à l’adoption le 3 mars 2013 de la révision de la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT), par 62,9% de oui (le Valais l’avait largement refusé), les cantons ont été invités à agir contre le mitage du territoire.
L’idée, assez juste, était de chercher à densifier les centres urbains afin de préserver la campagne. Difficile de s’opposer sur le principe à une telle politique. Le canton de Vaud, par exemple, a imposé ainsi à 179 villages de redimensionner leur zone à bâtir. Ce processus n’est pas encore complètement achevé. Il s’est fait dans la douleur puisque certains propriétaires ont vu la valeur de leur parcelle chuter drastiquement en passant de zone villa à zone forestière, par exemple.
Si la politique menée avec cette révision des plans généraux d’affectation communaux semble globalement plutôt cohérente, on peut néanmoins se demander si nos autorités ont suffisamment intégrés une autre problématique: la nécessité de loger une population suisse qui ne cesse de croître. En effet, notre pays devrait voir sa population dépasser celle de l’Autriche d’ici quelques années en franchissant la barre des 9 millions de résidents permanents. À la fin du 3e trimestre 2022 (dernier chiffre officiel communiqué), nous étions environ 8,79 millions de personnes (population résidante permanente). En 2021, la croissance de la population aura été de 0,8%, mais de 1% en région lémanique, alors qu’elle n’était que de 0,7% à Zurich et de 0,3% au Tessin. Bref, l’attractivité de l’arc lémanique doit être prise en compte au moment de valider ou non tel ou tel plan communal.
