Edito du Magazine de septembre : crise = opportunité
Alors qu’on nous prédit le pire pour cet hiver et que certains élus, plutôt de gauche, réclament déjà à corps et à cris des mesures sévères pour diminuer la consommation d’énergie (gaz, mazout, électricité), il serait judicieux de garder la tête froide.
Ne serait-il pas bien plus dangereux d’adopter sans réfléchir des mesures qui pourraient mettre en très mauvaise posture de nombreuses entreprises du pays? Une possibilité qui ne semble pas effrayer certains élus rêvant d’un monde en décroissance et d’une population passant son temps à pratiquer un loisir quelconque.
Cherchons plutôt les possibles côtés positifs de cette crise énergétique que certains se plaisent à nous prophétiser. En effet, le processus est connu. Nous l’avons durement expérimenté avec le confinement de mars 2020. Les sociétés et les administrations n’ont eu d’autre choix que de trouver des solutions, tel que le home office, lorsque c’est possible. Bref, le COVID a eu le mérite d’être un accélérateur de transition.
Voici que la guerre en Ukraine va désormais accélérer les projets visant à nous inciter à consommer moins et mieux. Ceux qui hésitaient encore à franchir le pas, à installer des panneaux photovoltaïques par exemple, ne doivent plus tarder. Il convient d’ailleurs d’être patient pour pouvoir enfin être correctement équipé. En effet, les sociétés spécialisées croulent sous les commandes et le matériel tarde à être livré. Bref, il n’est plus temps de tergiverser. Il faut agir au plus vite. Après il sera trop tard.
Autre aspect «positif», celui que cette nouvelle crise aura sur la valorisation des biens correctement isolés, des habitations Minergie, des maisons dotées de pompes à chaleur et/ou de panneaux photovoltaïques. Cette tendance avait déjà été initiée auprès des grands propriétaires institutionnels et des fonds de placement, elle va également impacter les habitations individuelles, appartements et villas contiguës. Courage.
