Edito

La maison, cet indispensable refuge durant les crises

« Il faut cultiver notre jardin », écrivait Voltaire dans son conte philosophique Candide ou l’optimisme en 1759. Certes, dans l’ouvrage rédigé à Genève, l’auteur voulait signifier qu’il fallait laisser de côté les problèmes métaphysiques et s’occuper de ceux que l’on peut résoudre. Avec le temps, le sens de cette expression a quelque peu évolué.

Chantal de Senger, rédactrice en chef
Chantal de Senger, rédactrice en chef
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En effet, la citation de cette œuvre philosophique peut être interprétée, aujourd’hui, comme celle de l’importance d’un retour chez soi, au sens propre du terme. De l’intérêt de prendre soin de son habitation, de son territoire. La crise sanitaire que nous avons vécue – et qui a l’air, heureusement, d’être plus ou moins derrière nous – a montré une réalité : le besoin de se réfugier dans sa maison. Car notre habitation est en quelque sorte une part de nous-mêmes à laquelle nous pouvons nous identifier. C’est surtout un lieu rassurant qui nous permet de nous reconnecter à nous-mêmes, à notre famille, à nos amis. Un lieu sûr et convivial où l’on peut encore s’exprimer librement, buller, se déconnecter de la vie stressante liée au travail ou à la pandémie. Loin des espaces publics qui sont, pendant un temps, devenus hostiles, suite aux contraintes sanitaires. Notre domicile est ainsi devenu un véritable cocon, une valeur refuge. A l’ère du Covid, on a aussi découvert la nécessité quasi vitale d’avoir un extérieur, trop souvent négligé, qu’il soit jardin, terrasse ou même balcon. Ainsi, l’envie de déménagement a augmenté, tout comme celle de devenir propriétaire. Ce paradigme est visible avec l’évaluation du marché immobilier qui est plus attractif que jamais, et c’est tant mieux. Seul bémol, l’arc lémanique a encore connu une hausse des prix de l’immobilier en 2021. Espérons simplement que chacun pourra y trouver son nid !

Bonne lecture.