Neuf locataires vaudois sur dix sont satisfaits de leur logement
La Chambre vaudoise immobilière et l’Union suisse des professionnels de l’immobilier Vaud ont fait réaliser en mars dernier une enquête de satisfaction par l’institut M.I.S. Trend. Les résultats sont éloquents.

Réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 539 locataires vaudois âgés de plus de 18 ans, ce onzième sondage du genre est plutôt rassurant: 89% des locataires se déclarent globalement satisfaits de leurs conditions de logement, dont 29% «très satisfaits». Un pourcentage proche de ce celui de 2019 (88%) et identique à celui de 2013 (89%).
Parmi les 11% qui se déclarent insatisfaits (soit 59 locataires), les trois principales raisons de ce mécontentement sont: les nuisances sonores à l’intérieur de l’immeuble (59% de l’échantillon), le manque d’entretien de l’immeuble (54%) et la taille trop petite de leur logement (44%).
Loyer jugé correct
4% des locataires jugent que leur loyer est très bon marché, 16% qu’il est bon marché, 55% le qualifient de correct, 20% estiment qu’il est plutôt cher et 5% qu’il est beaucoup trop cher. En clair, 75% des locataires considèrent que leur loyer est correct, voire plutôt bon marché. Lors de la précédente enquête, en 2019, le résultat était le même (75% de satisfaits).

«Ces données, qui témoignent de relations globalement harmonieuses entre les locataires et les propriétaires, vont à l’encontre de certains préjugés délétères, véhiculés à l’envi depuis quelques années par des dirigeants nationaux de l’Asloca», relève Frédéric Dovat, secrétaire général de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier (USPI) Vaud. Cela étant, «la Chambre vaudoise immobilière (CVI) et l’USPI Vaud considèrent que les efforts des propriétaires et des professionnels de l’immobilier en vue de répondre aux attentes des locataires doivent se poursuivre».
Accession à la propriété
Autre élément frappant qui ressort de cette onzième étude, c’est que l’envie des locataires d’accéder à la propriété de leur logement reste forte: 51% d’entre eux souhaiteraient en effet acquérir un jour leur propre logement. Ce pourcentage a connu un léger fléchissement puisqu’il était de 55% en 2019 et de 53% en 2016.
Trois locataires sur quatre considèrent que leur loyer est correct
Parmi ceux qui souhaiteraient devenir propriétaires, 65% opterait pour une maison et 23% pour un appartement (12% d’indécis). Le sondage indique que la principale raison évoquée pour ne pas être encore devenu propriétaire est l’absence des fonds propres suffisants (77% des 273 locataires concernés). «Il est dès lors légitime de s’interroger sur l’adéquation des réglementations sur l’aménagement du territoire avec les aspirations réelles d’une bonne partie de la population», relève Olivier Feller, directeur de la CVI et conseiller national. «La question pouvait déjà se poser avant la pandémie. La politique de la densification, j’y suis naturellement favorable car le sol n’est pas extensible. Mais cela doit se faire de façon qualitative, en tenant compte de l’avis des voisins.»
Plus d’un locataire sur deux (52% des sondés) estime qu’il faudrait à nouveau autoriser que les fonds propres exigés pour acheter un logement soient constitués exclusivement des avoirs de la prévoyance professionnelle, alors que les réglementations actuelles limitent à la moitié ce type d’apport. «La solution sera peut-être d’accepter davantage de flexibilisation, avec un maximum possible de 50% de la part obligatoire.»
