Nouveautés littéraires
Martin Hoesli vient de publier une nouvelle édition de son premier ouvrage consacré à l’investissement immobilier. Tandis que Lorenzo Pedrazzini a édité une sélection de ses chroniques immobilières.

«Quinze ans après la parution de mon premier ouvrage consacré à l’investissement immobilier («Investissement immobilier et diversification de portefeuille», 1993, Economica), mon souhait était de réécrire un manuel sur cette importante thématique. Ce livre a été publié en 2008. Les marchés immobiliers sont en constante évolution. Ainsi, ils ont été fortement perturbés par la crise des années 2007 à 2009 dont les effets ont été pris en compte dans la deuxième édition. La période 2010 à 2017 a été clémente, avec souvent de fortes hausses des valeurs immobilières. Cette évolution ainsi que ses conséquences ont été intégrées dans la troisième édition. Enfin, la présente édition incorpore les évolutions des années 2018 à 2020, en particulier les effets de la crise de la Covid-19 sur les marchés de l’immobilier», écrit le professeur Martin Hoesli dans l’avant-propos de la réédition de son ouvrage «Investissement Immobilier» (2021, Economica). Ce professeur de gestion financière de l’immobilier aux Universités de Genève et d’Aberdeen est une sommité mondiale. Il est également professeur invité dans plusieurs universités européennes, notamment à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et à Financia Business School.

Sans vouloir chercher à synthétiser cet ouvrage de 200 pages, relevons qu’au chapitre 3 (Rentabilité et risque d’un investissement immobilier), l’auteur écrit ceci: «L’immobilier est caractérisé par des cycles relativement longs. Des longues périodes de baisses succèdent à des périodes de hausses continues de prix sur le marché. (…) Certains secteurs ont aussi souffert des incertitudes liées à la pandémie de la Covid-19. Les prix des commerces au Royaume-Uni ont ainsi baissé de 17% en 2020, alors que ceux des hôtels ont diminué de 12%.» Et Martin Hoesli d’indiquer encore ceci: «Le risque sanitaire, quant à lui, devrait pouvoir être réduit en investissant dans différents secteurs, étant donné les effets contrastés d’une pandémie sur ceux-ci. Une diversification géographique peut également être utile, dans la mesure où la crise sanitaire ne serait pas mondiale.»
Chroniques impertinentes
Edité voici déjà quelques mois, «Etat des lieux; Polémiques immobilières; chroniques 2005-2020» est une sélection de 35 articles publiés dans divers médias par Lorenzo Pedrazzini. Comme l’écrit le journaliste François Schaller dans sa préface: «Pedrazzini sur l’immobilier, c’est en réalité tout le contraire d’une vulgarisation polie en mode divertissement. Plutôt de l’immobilier à l’épreuve des clichés, du chaos, du doute, de l’absurde… Les prétendus petits écarts peuvent y prendre de franches allures déboitées, en quête parfois de radicalité méthodologique.» Comme il le rappelle, Lorenzo Pedrazzini cultive l’autodérision. «Le ton est à la désinvolture, mais jamais méprisant.»
Enfin, comme le dit le fondateur de Colliers Int. Suisse et d’AMI Int. Suisse, «j’ai retenu 35 articles, ici classés sous 21 rubriques et chaque fois précédés d’un commentaire qui n’est pas forcément complaisant. Il m’arrive très souvent de changer d’avis.» Sa force? Son regard critique et décalé. Jugez-en la conclusion de son avant-propos. En 2009, il écrivait ceci dans un article: «…quitte à imaginer une situation monétaire farfelue où les taux d’intérêt tomberaient sous zéro (…). Pourquoi pas! Mais qui investirait dans ces circonstances, et surtout dans l’orthodoxie financière exposée ici, peut-être à moins de 2%? Des ânes…» Et d’ajouter: «C’est la situation de 2020 et 2% de rendement relève du fantasme.» Précisons que la situation n’a guère évolué depuis.
