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Pays-d’Enhaut: des chalets d’alpage remis à niveau pour durer

Au-dessus de L’Etivaz, plusieurs chalets d’alpage vont être rénovés afin de garantir la poursuite de la production fromagère, tout en répondant aux normes actuelles. Une opération délicate, menée avec l’ambition de préserver le cachet de ces bâtiments emblématiques du paysage vaudois.

Pro Natura Vaud est propriétaire de plusieurs chalets d’alpage dans le Pays-d’Enhaut
Pro Natura Vaud est propriétaire de plusieurs chalets d’alpage dans le Pays-d’Enhaut - Copyright (c) Pro Natura Vaud
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Pro Natura Vaud, souvent connue pour son action en faveur de l’environnement, est aussi propriétaire de plusieurs chalets d’alpage dans le Pays-d’Enhaut, autour du hameau de L’Etivaz. Aujourd’hui, l’association lance une opération de rénovation pour préserver ce patrimoine architectural séculaire, tout en assurant la continuité d’une activité agricole traditionnelle : la fabrication artisanale de fromage, étroitement liée à l’entretien des pâturages et au maintien de la biodiversité.

Même si ces chalets ont été entretenus au fil des années, le temps et l’évolution des exigences imposent aujourd’hui une mise à niveau. Cinquante ans après leur acquisition, certains bâtiments et infrastructures ne répondent plus aux standards actuels, notamment en matière d’hygiène (devenue plus stricte pour la production fromagère) et de protection des eaux, un point sensible en altitude où tout rejet peut avoir un impact direct sur le milieu naturel.

L’opération représente environ 700’000 francsdiaporama
L’opération représente environ 700’000 francs

L’enjeu est donc double: moderniser pour garantir des conditions de travail conformes et durables, tout en conservant l’identité de ces constructions, typiques des Préalpes vaudoises. Pro Natura insiste sur une rénovation respectueuse, pensée pour maintenir le rôle de ces chalets dans l’économie d’estive et dans la gestion des paysages ouverts, essentiels à de nombreuses espèces.

Mais ces travaux ont un coût...L’opération représente environ 700’000 francs, un montant qui oblige l’association à rechercher des soutiens et à lancer une récolte de fonds afin de financer une partie du projet. Une initiative qui rappelle que, dans ces territoires de montagne, le bâti traditionnel n’est pas seulement un héritage, il reste une infrastructure vivante, au service d’une activité locale, d’un savoir-faire et d’un équilibre écologique précieux.