Etude sur le logement idéal 2018 - 2019

20 juin 2019 - Réalisée chaque année, cette étude est menée auprès des locataires et propriétaire suisses au sujet de leur logement. Dans l'ensemble, les Suisses sont plus satisfaits de leur situation que les années précédentes. La moitié des personnes interrogées épargnent régulièrement de l'argent afin de réaliser leur rêve de posséder leur propre lieu de vie. La propriété de rêve numéro 1 reste la maison individuelle.

Etude sur le logement idéal 2018 - 2019

L'étude, basée sur une enquête en ligne, est la plus complète en Suisse sur les rêves de vie de la population. Des résidents de Suisse alémanique et romande, dont environ la moitié sont propriétaires et l'autre moitié locataires, ont été interrogés. « Chaque année, l'étude sur le logement idéal est un baromètre précieux des tendances de l’immobilier. Il nous donne un aperçu actualisé des espaces de vie des Suisses et reflète également les évolutions y relatives », explique Stefan A. Heitmann, fondateur et CEO de MoneyPark.

Les locataires sont attirés par la ville, les propriétaires par la campagne

Depuis 2017, le taux d'accession à la propriété en Suisse stagne à 39 pour cent, ce qui n'a pas son pareil sur le plan international. De plus, la période de recherche s'est allongée ; un locataire sur trois passe plus d’un an à trouver la propriété de ses rêves. La campagne est privilégiée par les propriétaires, avec 35 pour cent d'entre eux qui préfèrent vivre dans un village. Un léger clivage urbain-rural se dessine entre propriétaires et locataires et confirme une tendance à l’urbanisation pour ces derniers. En effet, 21 pour cent des locataires souhaitent désormais vivre en centre-ville contre seulement dix pour cent pour les propriétaires. Cette différence s'explique probablement par le fait que les propriétés situées au centre-ville sont non seulement rares, mais que les prix d'achat ont également fortement augmenté au cours des dernières années.

Le soutien des professionnels de l'immobilier est apprécié

Afin de faciliter la recherche de la propriété de leurs rêves, un tiers des Suisses alémaniques et un quart des Suisses romands demanderaient conseil à un agent immobilier. Le soutien des agents immobiliers est également sollicité lors de la vente d'une propriété. Roman Bolliger, CEO d'alaCasa.ch, explique : « Les Suisses, soucieux de la qualité, attachent beaucoup d'importance au soutien professionnel lors de l'achat et de la vente d'un bien immobilier et s'appuient principalement sur une longue expérience ainsi que sur un réseau national d'agences immobilières bien établi ».

Un bon voisinage améliore la qualité de vie

Dans l'ensemble, les résultats reflètent une population résidente largement satisfaite. Pour la majorité d'entre eux, la situation du logement est agréable, même si un besoin d'amélioration en termes de confort est mis en avant par les locataires. Les résultats de l'étude montrent également que la plupart des gens sont de bons voisins : 42 pour cent des Suisses alémaniques ne se soucient pas de leurs voisins, et apprécient l’entraide générale. Par exemple, 35 pour cent des Suisses d'origine allemande et 20 pour cent des Romands arrosent les fleurs de leurs voisins pendant leurs vacances. Néanmoins, les Suisses se plaignent aussi de l'indélicatesse, de la nuisance olfactive et du manque de communication de la part de leurs voisins.

Un conseil hypothécaire indépendant est recherché

En Suisse romande, plus souvent que dans le reste de la Suisse, les futurs propriétaires font volontiers appel à l'expertise d'un consultant indépendant en financement immobilier. En Suisse alémanique, il y a tout de même un acquéreur sur trois qui envisage déjà de solliciter un courtier hypothécaire indépendant. « À mon avis, il s'agit là d'une revendication justifiée de la part d'acheteurs éclairés », souligne le CEO de MoneyPark, S. Heitmann. « Les emprunteurs hypothécaires d'aujourd'hui veulent plus de transparence et d'informations lors des comparaisons, ainsi qu'une certaine diversité de fournisseurs afin de trouver le financement individuel optimal. Une tendance qui s'affirmera encore plus fortement sur le marché hypothécaire suisse à l'avenir ».

Quelques constats complémentaires sur l'étude du logement idéal

  • Près de la moitié (49%) des participants à l'étude rêvent toujours de leur maison individuelle. De préférence calme et avec vue sur la campagne. Les acheteurs pragmatiques flirtent de plus en plus avec l'achat d'une maison en terrasse en vue d'une viabilité financière.
  • Pour ce qui est de la propriété de leurs rêves, les Suisses accordent de l'importance au prix d'achat et à la taille de la propriété, y compris à la présence d’un jardin ou d’un balcon, d'une part, et à des facteurs tels que l'emplacement calme, la proximité des transports publics, des écoles et des jardins d'enfants, d'autre part. En Suisse alémanique, les possibilités d’achat (D-CH 56%, W-CH 33%) et la proximité de zones de loisirs locales (D-CH 49%, W-CH 16%) sont beaucoup plus prononcées qu'en Suisse romande.
  • Les locataires supportent des coûts de logement plus élevés que les propriétaires. De plus, en raison des faibles taux d'intérêt hypothécaires, 22 pour cent des propriétaires ne consacrent qu'un dixième de leur revenu au logement, tandis qu'un locataire sur deux dépense entre 20 et 35 pour cent.
  • Pour les Suisses romands (87%), l'empreinte écologique de leur propriété est plus importante que pour les Suisses allemands (68%). Les propriétaires ont l'intention d'utiliser les nouvelles technologies comme les robots aspirateurs ou le contrôle de la lumière et de la température au moyen d'une application plus fréquemment dans deux ans qu'ils ne le font actuellement.
  • Quand il s’agit d’avoir une vision à long terme, les Suisses sont pragmatiques : la moitié d'entre eux souhaitent rester dans leur logement actuel, ce qui représente une augmentation de 13 pour cent par rapport à l'année précédente. Les autres, plus flexibles, envisagent d’acheter une propriété adaptée à leur âge ou de vivre à l'étranger. Seulement 21 pour cent des Suisses romands et 7 pour cent des Suisses alémaniques souhaiteraient acheter une maison de vacances dans un proche avenir. Cependant, plusieurs facteurs poussent les Suisses à renoncer à l’achat d’un bien de vacances : outre le manque de moyen, le besoin de dépaysement les mène à ne pas vouloir se limiter à un seul endroit.
  • Dans les relations de bon voisinage, un point qui irrite les Suisses romands mais indiffère les Suisses alémaniques : la voiture garée à la mauvaise place.

Pour en savoir plus, découvrez l'étude complète ici.