Genève

Cartographie des loyers en zones industrielles

Pour la première fois, une étude dédiée au marché immobilier industriel genevois – BARNES Market Outlook Industriel – réalisée en partenariat avec Wüest Partner, dresse un état des lieux détaillé des prix des loyers pratiqués.

Robert Curzon Price, CEO de BARNES Commercial Realty
Robert Curzon Price, CEO de BARNES Commercial Realty - DR
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Pour la présentation du premier BMO (BARNES Market Outlook) consacré à l’industrie, Robert Curzon-Price, CEO de BARNES Commercial Realty, conviait les investisseurs dans les locaux industriels HUB 14, soit dans les anciens locaux de Vedia (ndlr. L’entreprise de vente par correspondance a été liquidée après son rachat à l’été 2024), au-dessus des voies CFF. Des locaux extrêmement bien connectés que l’intéressé indique pouvoir louer sans la moindre difficulté.

Comme l’ont rappelé les organisateurs, «le canton de Genève, troisième exportateur de Suisse, doit cette position de force à une industrie puissante et diversifiée. A lui seul, le secteur industriel représente 90% des exportations du canton, porté par des secteurs aussi divers et variés que la technologie médicale, l’aviation, la parfumerie ou encore l’horlogerie.» Ceci alors que ce secteur n’occupe que 3% du territoire cantonal.

1800 entreprises parsèment le canton, mais toutes ne sont pas logées à la même enseigne. «Des spécificités uniques au canton de Genève régissent les zones industrielles, c’est le cas notamment avec l’apparition des Zones industrielles ou d’activités mixtes (ZIAM), qui offre l’opportunité d’implanter jusqu’à 40% d’activités tertiaires.» En effet, six types d’activités sont éligibles selon certaines conditions (artisanat, industrie, activités numériques, entreposage et logistique, centre de formation et logement de service).

TROIS QUESTIONS À ROBERT CURZON-PRICE :

Pourquoi une carte dédiée aux zones industrielles genevoises?

C’est le terme mixité qui m’a poussé à faire ce choix. En réalité, les prix sont fortement influencés par l’affectation. Dès lors, comment traite-t-on de cela dans un même bâtiment? Nous avons analysé cela dans le BARNES Market Outlook originel, mais nous n’avions pas de moyennes des prix significatives. D’où l’idée de sortir une étude reflétant la complexité de la nouvelle réalité.

C’est la première fois qu’outre une collaboration de Wüest Partner, la Fondation pour les Terrains Industriels (FTI), un organisme parapublic, participe autant à votre événement.

En effet. C’est aussi grâce au fait qu’avec le temps, des relations de confiance se sont créées entre Barnes Commercial Realty et la FTI. Leur participation à notre événement est une manière pour la FTI de se rapprocher des responsables d’entreprises. J’avais d’ailleurs prévenu la direction de la FTI que j’aurais quelques questions plus pointues : l’éligibilité FTI pour avoir accès aux ZIAM, le droit de préemption ou encore les nouveaux DDP (droits de superficie). Le but était que cela soit pertinent et intéressant pour nos partenaires et nos clients.

Si l’on devait résumer votre enquête, quel en serait le point le plus important?

Être expert permet de vulgariser des informations complexes. Notre BMO tel qu’il ressort est le fruit d’un travail de vulgarisation commencé voici près de 20 ans par BARNES, avec le soutien de Wüest Partner. Nous avons cherché à vulgariser au maximum les informations présentées. Notamment avec l’usage de pictogrammes. Le but de ce nouvel outil est de faciliter la prise de décision.

www.barnes-commercial.com/p4822-outlook-annuel.html