Livre

Genève, ses visiteurs et son hôtellerie aux siècles passés

Rédacteur en chef de immobilier.ch
Veröffentlicht am 30.05.2022

Un ouvrage rédigé voici près de 75 ans, mais jamais édité, vient d’être enfin publié. L'auteur s’est penché sur l’histoire de l’hôtellerie genevoise depuis le XVIe siècle.

L'image en couverture.
L'image en couverture. - DR
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Comme l’explique sa fille Jacqueline dans la préface: «Cet ouvrage a été rédigé par Charles Heinen, du début des années 1930 jusqu’en 1950. Après s’être penché sur le devenir de l’hôtel de l’Ecu de Genève, lequel a existé quatre siècles durant de 1560 à 1959, l’auteur a élargi son champ d’intérêt à l’histoire de l’hôtellerie genevoise pour s’arrêter ensuite sur les écrits de voyageurs passés par la cité.» Et Jacqueline Heinen de poursuivre: «Ayant perdu la vue à la fin de l’année 1950 suite à un accident professionnel, mon père, qui était chimiste, cessa de travailler à son livre. Ce n’est qu’à son décès, en 1988, que nous avons découvert, au fond d’un carton, ces manuscrits dactylographiés que notre mère disait n’avoir jamais eus entre les mains.»

L’Ecu et ses célébrités

Pourquoi une telle passion pour l’hôtellerie? Ce scientifique avait épousé en 1931 Hilda Haake, fille de Paul Haake, propriétaire et gérant de l’hôtel de l’Ecu de Genève, l’une des plus anciennes enseignes de la ville et sans doute le plus vieil établissement. Au début, il pensait éditer une plaquette destinée à marquer le 100e anniversaire du bâtiment qui a hébergé cet hôtel dans la dernière partie de son existence. Mais finalement, il s’est pris de passion pour le sujet et a passé tout son temps libre à parcourir des centaines d’ouvrages empruntés dans de nombreuses bibliothèques en Suisse, mais aussi dans les pays limitrophes. Parmi les célébrités à avoir séjourné dans ce fameux hôtel, Alexis de Tocqueville, Chateaubriand, Talleyrand, Johann Strauss, Emile Zola ou Mark Twain.

«Une ville à la croisée des chemins – Genève, ses visiteurs et son hôtellerie aux siècles passés», Charles Heinen, éd. Slatkine, 251 pages