Hublot rêve d'inscrire son nom dans l'histoire de la voile
En devenant le sponsor principal du navigateur genevois, Hublot ambitionne de remporter le Vendée Globe, la course de voile en solitaire la plus difficile du monde, agendée pour 2024. Reportage à Lorient sur le monocoque IMOCA 60 Hublot.

« Nous cherchons toujours à être uniques, premiers et différents des autres dans ce que nous réalisons. » C’est en ces termes que Ricardo Guadalupe, CEO de Hublot, a commencé son discours à Lorient en Bretagne, devant l’équipe du navigateur genevois Alan Roura, des journalistes et de quelques amis de la marque. « Alan Roura a marqué l’histoire du sport helvétique. Il est unique et différent. Il vit sur l’eau depuis l’âge de 2 ans, c’est son élément, son territoire. Hublot se reconnaît en lui, dans sa détermination, ses valeurs, son surpassement de soi. Nous avions envie de l’accompagner dans la réalisation de son rêve. »

C’est à la fin du mois de mai qu’a, ainsi, été présenté le partenariat conclu entre l’actuel détenteur du record de l’Atlantique Nord à la voile en solitaire et la manufacture horlogère. Même si le montant du sponsoring n’a pas été dévoilé, le coût de fonctionnement annuel du bateau et du team – le Hublot Sailing Team se compose de dix personnes – d’Alan Roura se monte à près de 3 millions de francs. Hublot soutiendra le navigateur durant trois ans, soit jusqu’au Vendée Globe, cette course à la voile autour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance, qui débutera en 2024. Surnommée « l’Everest des mers », cette course est considérée comme étant la plus difficile du monde. Organisé tous les quatre ans depuis 1989, ce mythe du sport nautique est le « graal » dont rêvent tous les marins. Le tour du monde d’ouest en est passe par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn), à travers quatre océans et les régions les plus hostiles du globe, avec près de 25’000 miles nautiques. Trois ans de préparation pour trois mois seul en mer, affrontant les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants. Alan Roura participe à cette course pour la troisième fois consécutive, mais ambitionne cette fois-ci de la remporter ! « C’est le genre de défi que nous aimons chez Hublot », poursuit Ricardo Guadalupe. « Il faut aussi du courage pour s’engager dans une telle course, pour se retrouver seul face aux éléments et terminer la course malgré les avaries. On se reconnaît pleinement dans cette aventure », ajoute le CEO de Hublot.

Pour cela, Alan Roura, 29 ans, n’a rien laissé au hasard avec l’acquisition notamment d’un bateau ultra-performant, polyvalent et rapide. Sous le nom d’IMOCA 60 Hublot, ce monocoque de 60 pieds (18,28m de long) fait partie des voiliers les plus puissants qu’il est possible de mener en solitaire. Ce bateau « qui lui parle quand il navigue » est un véritable condensé de hautes technologies, composé de matériaux composites et comprenant 24 m2 de panneaux solaires, le rendant à 100% autonome en énergie. Mis à l’eau en 2019 pour le skipper britannique Alex Thomson, l’IMOCA Hublot qu’il surnomme « Rasta Rockett » est le bateau volant le plus extrême et le plus innovant de sa génération, estime le Genevois.
Quatre transatlantiques attendent Alan Roura avant de repartir pour un tour du monde en 2024. La Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre ou encore la traversée de l’Atlantique Nord en solitaire qu’il a remportée en 2019.
HUBLOT ET LA VOILE
Le lien entre Hublot et la voile est naturel puisque le design de la lunette des garde-temps Hublot représente un hublot de bateau. En 2005 déjà, Hublot offrait une montre aux trois premiers skippers remportant le Vendée Globe. Hublot a également soutenu Dominique Wavre puis Alinghi à l’America’s Cup en 2007. Depuis 2013, Hublot est le chronométreur officiel du Bol d’or Mirabaud, la plus grande régate du monde en bassin fermé. Outre la voile, Hublot soutient de nombreux sports comme le foot ou le tennis.
