La perception de la tour à Genève
La toute jeune association Constructives a fait salle comble au Lyrique le 31 mars à l’occasion de sa première conférence-débat.

Il y avait foule pour le lancement de l’association Constructives, le réseau genevois de femmes actives dans l’immobilier, le 31 mars à la brasserie le Lyrique (GE). Fondée et présidée par Me Sidonie Morvan, l’association a eu l’honneur de recevoir le soutien chaleureux de la conseillère d’Etat Nathalie Fontanet, avant que les conférencières prennent la parole.
«Verticalité»

«Verticalité d’espace, je préfère ce terme à celui de tour», observe Inès Lamunière, architecte fondatrice du bureau dl-a (designlab-architecture). Lauréate du concours lancé par le groupe Pictet pour sa future tour sise aux Acacias, elle s’est logiquement exprimée sur la perception de la tour en terre genevoise, avec une présentation s’appuyant sur une série de projets à son actif. «Qu’est-ce que cela veut dire de construire au-delà des corniches?» Elle débute par «une petite expérience sur la toiture au-dessus du Mamco (2008-2012) qui permet déjà de percevoir différemment les choses»; poursuit avec «la tour de scène de l’Opéra de Lausanne (2012) qui culmine à 36 mètres qui offre une émergence dans la ville»; puis la rénovation complète de la tour RTS (2008-2012) qui émerge d’un quartier et «où nous avons pu créer le périscope, un grand espace d’une double hauteur aux 17e et 18e étages»; et enfin le projet de son bureau pour cinq tours sur le site actuel de Firmenich. «Construire en verticalité permet de dégager de l’espace public et des activités au rez-de-chaussée.»
Inès Lamunière termine avec une présentation de la future tour Pictet qui culminera à 91,6 mètres. «Pour cet immeuble de bureaux qui abritera 2500 personnes, il s’agit aussi de créer une communauté dans la verticalité. Si on ne travaille pas l’intériorité d’une tour, on rate quelque chose.» Et de citer notamment: un auditorium en bois de 450 places ou encore un salon Jet d’eau qui sera situé tout en haut, dit «salon périscope». «Il ne suffit pas de créer de la juxtaposition de mètres carrés que l’on additionne.» Avant de passer au cocktail une seconde présentation a suivi, donnée par Ariane Widmer, l’urbaniste cantonale.
