Le b.a.-ba d’un parquet entretenu
Revêtement de sol le plus répandu, le parquet est foulé par nos pieds au quotidien et mérite toute notre attention. Voici quelques conseils pour lui assurer la longévité qui fait son charme.

1/ Pourquoi choisir un parquet pour son sol ?
Le parquet compte aujourd’hui parmi les solutions de revêtement les plus prisées dans presque toutes les pièces d’une habitation. S’il est toujours autant apprécié au fil du temps, c’est grâce à son aspect authentique, naturel, synonyme de chaleur et de confort, capable de se fondre dans n’importe quel intérieur, moderne ou plus classique. Il est vrai que ce matériau s’adapte désormais à tous les espaces, tous les styles (essences de bois, finitions, textures, façonnages…) et même aux pièces humides. Par exemple, rien de mieux qu’un parquet en teck huilé pour une baignoire sur pied ou un parquet en wengé pour une salle de bain branchée. Au niveau économique, le parquet dure longtemps (à condition d’être entretenu correctement) et représente un véritable investissement sur le long terme.
2/ Les différents types de parquets
Mais si le parquet est répandu dans nos logements, encore faut-il avoir une idée du type de parquet dont notre sol est recouvert…
Le parquet massif. Matériau d’excellence, le parquet massif est le revêtement de sol le plus commun. Décliné en plusieurs essences de bois, dont chacune aura des avantages propres à ses caractéristiques (à l’image du bois exotique imputrescible, idéal pour les zones d’eau), il offre flexibilité et confère une certaine élégance aux pièces. Composé uniquement d’essence de bois, il hérite donc de toutes ses propriétés, telles que la dureté, la densité, la stabilité dimensionnelle, la résistance à l’usure, etc. Huilé, ciré ou encore vitrifié, celui-ci peut atteindre une longévité de 100 ans sans problème.
Le parquet flottant/contrecollé. De plus en plus apprécié par le grand public, le parquet flottant ou contrecollé s’avère très stable, ne craque pas sous les pas (pratique pour les chambres d’enfants), et se veut plus abordable que le parquet massif. Il se compose de trois couches: une couche d’usure constituée de bois noble, une couche de support en pin ou en bouleau, et enfin une couche de contrebalancement qui permet d’assurer la stabilité de l’ensemble. Ces différentes épaisseurs de bois résistent ainsi mieux à la déformation et offrent un large choix d’aspects en superposition.
Le parquet stratifié. Contrairement aux autres sortes, le parquet stratifié ne comporte aucune essence de bois mais est composé de plusieurs couches, dont un support en aggloméré imitant le bois et recouvert d’une résine protectrice (la couche d’usure). Il a l’avantage d’une faible épaisseur, d’une installation facile et de coûter moins cher que les deux précédentes options mais, revers de la médaille, il se veut forcément plus fragile. Ce qui induit donc une durée de vie réduite pour ce type de parquet.
3/ Les variantes de finitions

Divers revêtements protecteurs existent pour les parquets car, bien qu’ils ne soient pas directement soumis aux intempéries comme le sont les terrasses extérieures, les contraintes auxquelles ils sont exposés (pas quotidiens, meubles lourds, salissures…) ne sont pas pour autant négligeables. Une finition assure alors la bonne tenue de son parquet en bois dans le temps. Afin de choisir la finition adaptée à son parquet en bois, trois critères sont à prendre en considération: l’aspect recherché (satiné, mat, soyeux, mise en valeur du veinage…), la résistance nécessaire en fonction de la pièce (usage limité avec chaussons, tâches de cuisine…) et enfin l’entretien à prévoir (application occasionnelle d’une couche d’huile ou ponçage de la pièce dans quelques années…).
Le cirage de parquet. Moins résistante que l’huile ou le vernis, la cire est une solution efficace pour préserver l’éclat d’un parquet de façon esthétique et naturelle. Nourrissante, la cire ravive la teinte du bois et donne un aspect très différent des autres finitions.
La vitrification de parquet. Idéale pour toutes les pièces sauf la cuisine et la salle de bain, l’application de plusieurs couches de vernis sur le parquet est une finition résistante, de qualité, qui offre une protection optimale.
La finition huilée. Plus adaptée aux pièces humides, l’huile permet un traitement en profondeur puisqu’elle pénètre les lames de bois et revalorise ainsi l’esthétique du veinage. Une fois appliquée, l’huile ne peut plus être enlevée, il est donc important de se renseigner avant d’appliquer n’importe quelle huile sur son parquet.
4/ Les astuces pour entretenir son parquet
Dans tous les cas, peu importe la finition de son parquet, ce dernier est généralement fortement sollicité et doit être préservé par quelques gestes à adopter. Nul besoin de sortir la ponceuse pour cela, un entretien régulier spécifique est suffisant. Dans les conseils basiques à rappeler, il est recommandé de passer l’aspirateur tous les jours (dans un monde idéal) pour empêcher la poussière de s’incruster entre les lames. Il faudrait armer le dessous de ses meubles de patins en feutrine pour éviter les frottements et rayures à venir. Enfin, mais surtout, ne jamais laver à grande eau son parquet et proscrire les nettoyeurs vapeur. Pour les plus pointilleux, en hiver, maintenir un taux d’humidité supérieur ou égal à 35% (ne pas tomber à moins de 30%) afin d’empêcher un maximum de dilatation et de contraction. Pour aller dans le détail, voici quelques conseils en fonction de sa finition.
Pour un parquet huilé
Tout comme le parquet vitrifié, l’huilé demande peu de soins mais nécessite, quant à lui, d’être nourri régulièrement car sans couche protectrice il devient plus délicat. Après le passage de l’aspirateur, passer une serpillère bien essorée. Pour enlever une salissure qui semble incrustée, utiliser du savon noir naturel spécial pour parquets huilés ou des produits spécialement adaptés. Il est conseillé de passer une couche d’huile tous les 6 mois à un an pour conserver la brillance de son parquet mais contrairement aux autres parquets, l’action exercée sur un parquet huilé est irréversible. L’huile appliquée ne pourra plus être enlevée, il faut donc se renseigner sur le type d’huile utilisée pour son parquet en particulier (huile modifiée, teintée, végétale…) et l’appliquer à l’aide d’une monobrosse équipée d’un pad.
Pour un parquet ciré
Fragile, le parquet ciré nécessite un entretien minutieux. Pour le faire briller, il faut l’astiquer avec un chiffon en peau de mouton ou en laine, et pour lui redonner de l’éclat il faut imbiber un chiffon d’un mélange d’huile de lin, de térébenthine et d’un peu d’alcool à brûler. En cas de tâche, il faut à tout prix éviter de mouiller le parquet, un chiffon légèrement humidifié suffit normalement pour nettoyer la salissure. Mais si celle-ci persiste, la zone concernée devra alors être poncée puis cirée à nouveau. Dans tous les cas, il convient de poncer légèrement un parquet ciré de temps en temps et entièrement tous les deux ans environ.
Pour un parquet vitrifié/vernis
Par sa résistance, son entretien doit être léger pour ne pas abîmer le vernis. Un bon dépoussiérage régulier est suffisant. Si le sol est sale, utiliser une serpillère mouillée (qui ne goutte pas) additionnée d’un peu de nettoyant au pH neutre pour faire disparaître les grosses tâches et essuyer aussitôt. L’ajout de quelques gouttes de vinaigre blanc permettra de parfaire le tout dilué dans de l’eau. Tous les six mois, il est recommandé de traiter la surface avec un raviveur à base de polyuréthane, spécialement adapté aux parquets vitrifiés. Un bon entretien permet de ne poncer et vitrifier à nouveau son parquet que tous les 10 à 20 ans.
5/ Quid du parquet abîmé ?
Les ennemis du parquet (voir encadré) sont légion et l’usure fait des dégâts comme pour tout. Il est donc parfois nécessaire de réparer ce qui peut l’être. Par exemple, si une tâche de gras ne part pas malgré un nettoyage répété, opter pour de la terre de Sommières à soupoudrer sur la zone, laisser agir 2 à 3 heures (ou toute la nuit selon l’ampleur des dégâts) et aspirer. S’il s’agit d’une fine rayure sur le parquet, il suffit d’utiliser un pinceau pour appliquer dessus un vernis spécialement conçu pour rénover les parquets. Ce type de produits est vendu dans les magasins de bricolage. Pour les rayures plus profondes, il est possible d’avoir recours à la pâte à bois. De l’appliquer à l’aide d’un couteau ordinaire ou d’un couteau à mastic, ensuite nettoyer la zone avec un chiffon sec afin d’enlever le surplus. La dernière opération consiste à appliquer une couche de cire, d’huile ou de vitrificateur en fonction de la finition du parquet.

LES ENNEMIS DU PARQUET
- L’humidité. Bien que les bois exotiques et rétifiés y soient plus résistant, l’eau est à éviter pour tout parquet. Il faut limiter son contact car c’est un matériau extrêmement sensible à l’eau qui peut s’accumuler dans le bois par petites fissures par exemple.
- La crasse. Avec le temps, la saleté incrustée peut littéralement coller aux finitions et décoller le vernis ou laisser des traces lorsque le moment de l’enlever sera venu.
- Le mobilier lourd. Il est conseillé de choisir un parquet d’une grande épaisseur pour les zones à usage intensif car le poids des meubles lourds et statiques peut déformer le parquet au fil des années.
- Les nettoyants abrasifs. Agresser le parquet avec des produits inappropriés est plus commun qu’on ne le pense. L’antitache destiné aux autres sols comme le carrelage par exemple est parfois utilisé mais très risqué. On risque alors d’abîmer son parquet ou de lui faire perdre son éclat dans le meilleur des cas.
