Le salon des horlogers indépendants
Depuis 2022, le salon Time to Watches se tient en parallèle à Watches and Wonders. L’édition 2025 fut un succès, en raison notamment de sa proximité géographique avec Palexpo, à la Villa Sarasin.

Depuis 2022, le salon Time to Watches a lieu à Genève enparallèle à la grand-messe horlogère Watches and Wonders. Fondé par Christian Wipfli qui en est également le directeur, cet événement attire de nombreux horlogers indépendants avec son format moins formel et beaucoup plus abordable.
L’édition 2025, qui s’est tenue entre le 1er et le 6 avril, fut un succès: elle a accueilli 9’500 visiteurs au coeur de la Villa Sarasin où se tenait l’événement, soit une augmentation de 35% par rapport à l’an passé. « Cette quatrième édition de Time to Watches a tenu toutes ses promesses et ouvre des perspectives excitantes pour 2026 », selon Christian Wipfli. Si la créativité des 77 marques présentes était l’une des raisons pour lesquelles le salon fut un succès, sa proximité avec Palexpo a changé la donne. Il est vrai que pour les clients des marques et pour les journalistes, le fait de pouvoir venir à pied en quelques minutes depuis Palexpo était un facteur très motivant.
Les montres présentées ont fait le reste. Un maximum d’acteurs de cette industrie étaient ainsi réunis à quelques pas les uns des autres permettant aux clients, à la presse et au public de découvrir une foison de créations horlogères. Les exposants étaient ravis d’être là: ils avaient enfin trouvé un écrin à leur mesure. « Je n’avais plus envie d’aller exposer dans les locaux de la HEAD (Haute Ecole d’Art et de Design) où se tenait habituellement le salon Time to Watches, confiait l’un d’eux. Ce n’est pas pratique : c’est trop excentré et il n’y a pas de parking. Ici, le cadre est magnifique, on est en pleine nature, dans une villa de maître posée au milieu d’un parc, à deux pas de Palexpo où a lieu Watches and Wonders. Que demander de plus ? ».
Dans l’un des salons en enfilade de cette maison de maître du 19e siècle, on a pu s’émerveiller devant les montres Taos, une marque fondée en 2024 par l’horloger Olivier Gaud et les artisans d’art Olivier et Dominique Vaucher. Leurs montres d’atelier, des pièces uniques, révèlent la beauté des métiers d’art les plus exigeants. A l’étage, Thomas Baillod, fondateur de la montre BA111OD, nous a dévoilé secrètement son tout nouveau tourbillon volant avec phase de lune développé à Neuchâtel par l’horloger Olivier Mory. Baptisé Chapitre 4 Flying Tourbillon, il est vendu à un prix défiant l’entendement pour un tel garde-temps. Au sous-sol, on découvrait la présence de la Dennison Watch Company, que l’on qualifierait volontiers de marque émergente, si elle n’avait pas été créée en 1874 (lire p.34). Elle exposait ses montres au design Seventies qui ont su séduire les jeunes générations d’amateurs de montres, et les autres.
Sous les poutraisons, on a croisé le talentueux horloger Antoine Preziuso, ou plus exactement la famille Preziuso car Antoine, le père, May, la mère, Laura, la fille, et Florian, le fils, travaillent tous ensemble. Ils révélaient quelques variations de leur chef-d’œuvre, un triple tourbillon nommé le Tourbillon des Tourbillons, qui avait gagné le Prix de l’Innovation et le Prix du Public au Grand Prix de l’Horlogerie de Genève (GPHG) en 2015.
Ces quelques noms, choisis par les 77 marques présentes, donnent un aperçu de la variété des exposants de Time to Watches. Pour en savoir plus, rendez-vous en 2026 : ce salon, tout comme Watches and Wonders, est ouvert au public.