Marché immobilier

«Les prix devraient se calmer un peu»

A l’occasion de la parution du second numéro de sa gazette, le courtier Fabio Melcarne analyse le marché immobilier de la rive gauche genevoise. Interview.

La rive gauche du lac à Genève.
La rive gauche du lac à Genève. - Pixabay
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Actif depuis 1987 dans le courtage à Genève, Fabio Melcarne réalise, en moyenne, des ventes d’immeubles de rendement pour environ 100 millions de francs par année. A cela s’ajoutent quelques villas. C’est lui qui s’était chargé de la vente du bâtiment de la Banque populaire suisse au quai des Bergues.

Souhaitant «aller un peu plus loin dans l’analyse», il a décidé de publier une gazette avec quelques articles bien documentés. Dans la seconde édition qui vient de sortir, il revient sur la tendance grandissante des ventes par appel d’offres, entre autres. Il publie également une infographie qui résume la situation en matière de transactions de villas et d’appartements dans les quatre communes genevoises les plus recherchées de la rive gauche: Collonge-Bellerive, Cologny, Vandœuvres et Chêne-Bougeries.

Montant d’une transaction?

Première constatation, les prix n’ont cessé de grimper ces trois dernières années. Et encore, avec la multiplication des promotions, il est difficile de connaître le montant exact d’une transaction. En effet, la plupart du temps, le prix transmis au Registre foncier indique celui du terrain et la marge du promoteur. Ne figure pas: le prix du contrat avec l’entreprise générale, quand il y en a une. Que prévoit-il pour 2022? «Les ventes effectuées en début d’année sont souvent des reliquats de 2021. Cela n’est guère représentatif. Si on constate que pour l’heure les institutionnels gardent un bel appétit pour les revenus récurrents, la situation est différente pour les villas et les appartements en PPE. «On ne voit pas un impact lié à la hausse des taux. Cependant, il est évident qu’il y en aura un sur les valeurs d’acquisition. Sans oublier l’arrivée cet automne d’un volet anticyclique de la Confédération relatif aux fonds propres. A cela s’ajoute encore le fait que les coûts de construction augmentent. Bref, tout cela forme un cocktail qui nous pousse à penser que les prix devraient se calmer un peu.»

Seconde constatation: l’attrait du quartier de Conches permet à Chêne-Bougeries de se positionner légèrement mieux que Collonge-Bellerive.