Neuchâtel

Solidarité et paisibilité tout en amitié derrière l’Église

Veröffentlicht am 22.07.2026

Le quartier s’élève à un rythme soutenu depuis octobre 2024, moment où la première pierre a été posée sur l’étendu chantier des Pêches-derrière-l’Église en stand-by depuis des années. Immobilier.ch a fait un petit tour par le grand bâtiment proposant essentiellement des logements avec encadrement qui est en pleine phase de construction.

La location des logements débutera au printemps 2027
La location des logements débutera au printemps 2027 - Pierre Liechti Architectes SA
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Il est en train de naître au cœur du Landeron. Ce futur quartier, espéré depuis de nombreuses années, propose une mixité d’habitats. Etendu, il le sera pour le moins. D’une part, dans huit bâtiments principaux, cinq d’entre eux offriront 90 logements à la location et deux autres 36 appartements à la vente. Tout au sud, 16 villas jumelées feront le lien avec la partie résidentielle déjà existante.

Au sein de ce tout nouvel écoquartier, comme il sera incontestable de le nommer, s’élèvera une résidence de 30 appartements avec encadrement qui s’adressent aux seniors et personnes à mobilité réduite avec notamment des ascenseurs ou des déclivités adaptés aux déambulateurs. Des portes automatiques et sans seuils. La majorité sont des 2,5 pièces, offrant une typologie particulièrement adaptée aux besoins de celles et ceux qui souhaitent conserver un logement fonctionnel, confortable et facile à entretenir. Ils peuvent accueillir des personnes seules mais également des couples. Dans les étages, se trouvent également un 1,5 pièces et sept 3,5 pièces.

Ce dernier bâtiment, qui s’élèvera sur quatre niveaux surplombés par un attique, sort, pour l’heure, doucement mais sûrement de terre aux Pêches-derrière-l’Église. Le nom que porte cet arrondissement, en référence à sa situation juste derrière l’église Saint-Maurice, s’élèvera au milieu des espaces verts arborisés et fleuris du lieu.

Si ledit bâtiment commence enfin à s’extraire de terre, sa future existence est connue depuis un temps certain. «Et dès que les gabarits du quartier ont été plantés, déjà sur plans, nous recevions des téléphones pour des locations et ça continue!», s’exclame avec enthousiasme Alizée Liechti, responsable immobilier, pour la société Pierre Liechti & Associés SA, société appartenant à Pierre Liechti, architecte du projet.

Encore 900 d’ici 4 ans

Cela ne surprend cependant guère Nicole Decker, cheffe de l’Office cantonal du logement. Depuis 2015 (réd. moment où les appartements avec encadrement ont été labellisés par l’Etat de Neuchâtel), 900 logements de ce type ont été construits dans le canton et il en est prévu tout autant d’ici 2030. «Ce type de résidences correspond à un réel besoin. Elles sont entrées dans les mœurs dans une population de plus en plus vieillissante. Alors dès qu’elles naissent, elles sont prises d’assaut.»

Ces structures comprennent une salle commune permettant de partager des moments, de sympathiser, de révéler une forme de solidarité. Elles disposent, en outre, d’un référent de maison qui, outre une présence, organise des activités et veille à la sécurité tandis que des bracelets ou des interphones sont reliés à un service 24h/24. Par ailleurs, au minimum une fois par mois, des coordinateurs sociaux et des professionnels de la santé effectuent des visites.

Soirées et papotages

«Tout est axé sur l’aspect humain allant jusqu’à créer de belles amitiés», admire Nicole Decker. Elle évoque les soirées pizzas du lundi, les repas canadiens, les apéros sur les terrasses, les papotages interminables dans la buanderie ou se marre en faisant allusion à certains réveillons de fin d’année ayant terminé à point d’heure où il fallait presque dire aux gens de rentrer. Et puis, «il existe aussi des personnes qui ne supportent pas la solitude au point de carrément vouloir vivre en colocation», dit-elle en faisant allusion à une dame âgée de 72 printemps et un homme de 92 ans.

Concernant les Pêches-derrière-l’Église, la cheffe de l’Office cantonal du logement ne cache pas que l’emplacement du site est optimal. Il correspond, en effet, aux premières conditions auxquelles sont censées répondre de tels immeubles. Notamment se trouver à moins de 200 mètres des transports publics et à moins de 100 mètres de quelques commodités. Tel est le cas du futur quartier landeronnais qui se trouve à ces distances- là d’une banque, de deux supermarchés et à peine plus loin de la poste, voir même de la gare pour les personnes encore aptes à marcher à peine plus.

Pour sa part, Alizée Liechti donne quelques précisions relève les aisances de la bâtisse et se réjouit que différents espaces extérieurs aménagés permettent aux locataires de se rencontrer durant la belle saison. «Tout a été pensé par le bureau Pierre Liechti Architectes SA pour leur offrir un cadre de vie serein et rassurant.»

Chemins lumineux

Elle ajoute encore. «Nous avons également imaginé des chemins lumineux afin de favoriser des déplacements sécurisés et confortables au sein du quartier. L’éclairage sera principalement actif durant les périodes où la luminosité naturelle est réduite, soit essentiellement en automne et en hiver, avec une intensité adaptée en soirée et durant la nuit.» Ainsi, dans un quartier s’apparentant presque à une mini cité, la tranquillité semble assurée.

Ce type d’appartement, en raison de l’offre et de la demande, du coup, a forcément un prix relativement élevé. «Les loyers varient selon les régions de 1200 à 2200 francs et dépendent encore de la typologie, de l’étage et des surfaces aussi, mais avec toujours une volonté de proposer des logements de grande qualité tout en restant cohérents avec le marché local et les prestations offertes», insiste la cheffe de l’Office cantonal du logement. Notamment à l’occasion des nombreuses portes-ouvertes qu’elle anime dans le canton de Neuchâtel au cours desquelles elle invite les personnes concernées à faire un rapide calcul relatif aux nombreuses prestations comprises dans la valeur locative des logements proposés.

Mais par ailleurs, Nicole Decker tient aussi à répondre à une mixité sociale. Un concept qu’elle met en exergue également lors des conférences qu’elle donne dans les cantons de Vaud et de Genève où elle est mandatée. «Ce qui implique d’accepter également des personnes au bénéfice de prestations complémentaires ou à l’assurance invalidité.»

Aux Pêches-derrière-l’Église, la location des logements, assurée par Patrimoine Gérance à St-Blaise, débutera au printemps 2027. Les premiers habitants devraient pouvoir poser leur pied dans leur nouvel apparemment d’ici fin 2028. Les villas quant à elles seront remises dès cet automne déjà.

Si la situation de la future mini cité peut être qualifiée d’exceptionnelle, sa conception est également remarquable. De par la densité de ses espaces verts qui pourraient même être aménagés par les habitants du lieu et pourquoi pas séduire à terme tous les Landeronnais.