Solidarité

Un promoteur genevois à l’aide des civils ukrainiens

Philippe Paley vient de se rendre avec quelques amis à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine pour apporter des médicaments.

Philippe Paley et son ami Bardh Gervala.
Philippe Paley et son ami Bardh Gervala. - DR
Diashow

Philippe Paley souhaitait faire quelque chose pour venir en aide aux victimes civiles du conflit ukrainien. Il a donc décidé d’apporter des médicaments et des instruments chirurgicaux et médicaux. Il était aussi prêt à rapatrier en Suisse des familles qui l’auraient souhaité. Il en a donc discuté avec sa voisine Natacha et ils ont décidé ensemble d’organiser le transport de médicaments jusqu’à la frontière ukrainienne. Il en a ensuite discuté avec un ami, Bardh Gervala, qui a accepté de s’associer à lui dans cette opération en l’accompagnant dans ce déplacement afin de conduire à tour de rôle. Un minibus a été loué afin de garantir des places vacantes s’ils avaient la possibilité de ramener des réfugiés.

Dix-huit heures de route

«Nous avions réclamé une liste afin de connaître les besoins de première nécessité des Ukrainiens»

Philippe Paley

Voici son récit: «Nous avons pris le départ le vendredi 13 mai à 5 heures du matin. Nous avions encore avec nous un ami de Natacha, Vadim, qui nous a aidé dans l’organisation de la rencontre sur place le lendemain pour la livraison des médicaments. Nous avons roulé en direction de Cracovie, en Pologne, en passant par l’Allemagne, pendant dix-huit heures non-stop. Arrivés à Cracovie vers 23h30, nous avons passé la nuit sur place puis le lendemain à 6 heures, nous avons appris que les potentiels réfugiés que nous pouvions ramener (une femme et des enfants) venaient de passer la douane en urgence en raison du couvre-feu à venir. Nous avons privilégié leur sécurité et cela passait par le fait de prendre un train qui les conduirait en Suisse, une option plus rapide qu’en minibus.»

Et l’entrepreneur genevois de poursuivre: «Nous avions réclamé une liste afin de connaître les besoins de première nécessité des Ukrainiens pour leur venir en aide du mieux possible. Le samedi matin, nous avons donc fait le tour des pharmacies en Pologne pour compléter la livraison que nous allions effectuer quelques heures plus tard, à savoir des seringues, des pansements, des médicaments antidouleur, etc.En se rendant en direction de la frontière ukrainienne, nous avons dépassé des camions de l’armée américaine qui effectuent le ravitaillement ainsi que des camionnettes floquées de slogans en faveur de l’Ukraine pour leur témoigner leur soutien. Quelques kilomètres avant la douane, nous avions rendez-vous avec notre personne de contact qui a dû être ingénieuse pour nous rejoindre car il faut savoir qu’il y a 10 kilomètres de bouchons dans les deux sens pour accéder à la douane. Après lui avoir remis l’ensemble du matériel médical, nous lui avons payé son plein d’essence car l’Ukraine n’en dispose quasiment plus. Enfin, nous avonsrepris le chemin du retour. Notre contact, qui se rendait à Lviv, est arrivé le lendemain soir à destination.»

Philippe Paley a établi des contacts en Ukraine, «alors si des personnes sont intéressées, elles peuvent me contacter».